Après la violence, la trêve semble respectée entre Israël et Gaza | International | DW | 06.05.2019
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International

Après la violence, la trêve semble respectée entre Israël et Gaza

Des civils, côté israélien comme côté palestinien, sont les victimes colatérales du regain de violence de ce week-end entre Israël et le Hamas.

En ce début de ramadan, les responsables palestiniens à Gaza ont annoncé un cessez-le-feu avec Israël lundi 6 mai après le plus grave accès de violence depuis des années. Sans confirmer cette trêve, l'armée israélienne a de son côté annoncé la levée de toutes les restrictions imposées aux populations civiles israéliennes voisines de Gaza

Les échanges de tirs meurtriers entre l‘armée israélienne et les groupes armés palestiniens, ce week-end, ont réveillé les peurs des civils de part et d'autres.

Israel Gaza l Auto wurde von einer Rakete in der Nähe von Yad Mordechai im Süden Israels getroffen (Getty Images/AFP/J. Guez)

Une voiture touchée par un tir près de Yad Mordechai, dans le sud d'Israël

Des frappes massives

Les roquettes auraient été lancées par centaines depuis samedi depuis l'enclave palestinienne sur l'Etat hébreu. La plupart d'entre elles ont été interceptées en vol mais une trentaine auraient touché des zones urbaines. Plusieurs personnes ont été tuées côté israélien. Le plus grave accès de violence avec Israël depuis des années.

Des abris anti-aériens ont ouvert leurs portes jusque dans le nord du pays. Des dizaines de milliers d'Israéliens ont passé la nuit dernière sur le qui-vive. Comme cette femme et sa famille, qui ont quitté les Etats-Unis il y a sept ans pour immigrer dans la petite ville de Sderot, à la frontière de la bande de Gaza. Elle raconte avoir quatre enfants: "le cinquième est en route et peut arriver d'un moment à l'autre. Même si ces tensions ne sont pas nouvelles ici, nous avons peur. Les enfants ne dorment pas bien, ils ont peur de tous les bruits, ils ne jouent pas comme devraient jouer des enfants de leur âge."

Lassés par les trêves de courte durée, plusieurs habitants de Sderod se disent favorables à un conflit plus ouvert s'il permet de ramener une paix plus pérenne. Ils soutiennent en majorité le gouvernement et l'armée israélienne qui ont durci le ton ce week-end. Une brigade blindée a été déployée en renfort pour des "frappes massives".

Israel Gaza l Raketenangriffe l Gaza-City Rauch nach Luftangriffen aus Israel (Getty Images/AFP/M. Abed)

Le port de Gaza-City, bombardé par l'armée israélienne

Le Hamas pris pour cible

Sur les 19 Palestiniens tués au cours de la seule journée d'hier [dimanche], neuf ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique. Parmi eux figure Hamad al-Khodori, 34 ans, présenté comme un commandant de la branche armée du Hamas.

Dans la bande de Gaza, côté palestinien, les morts se comptent par dizaines. Parmi les victimes, une femme et sa nièce de quelques mois. Le père de la fillette raconte : "Les enfants étaient en train de jouer quand ils ont été frappés par un missile tiré par un drone. C'est un missile israélien tiré par un drone qui les a touchés !"

Et maintenant ?

L'Egypte tente une nouvelle médiation entre les belligérants.

L'accord de cessez-le feu passé la nuit dernière avec le Hamas et le Jihad islamique prévoit un meilleur approvisionnement de la population palestinienne en courant électrique et en combustibles ainsi que des mesures concernant les zones de pêche gazaouies fermées par Israël en Méditerranée.

Sans tenir compte des appels à la retenue du secrétaire général de l'ONU, les Etats-Unis ont réitéré leur soutien à Israël et accentué la pression militaire sur l'Iran, accusé par l'Etat hébreu de soutenir les mouvements armés palestiniens.

Le gendre du président américain, Jared Kushner, a pourtant promis de dévoiler son plan de paix pour le Proche-Orient après la fin du ramadan.

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