Apple après Jobs, la Libye après Kadhafi | Vu d′Allemagne | DW | 26.08.2011
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Vu d'Allemagne

Apple après Jobs, la Libye après Kadhafi

En une, le retrait du légendaire créateur et patron d'Apple, Steve Jobs, pour des raisons de santé. Les journaux continuent par ailleurs de commenter la position délicate de l'Allemagne face à la révolution libyenne.

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Malade depuis huit ans, Steve Jobs démissionne

"Apple sans son magicien", "Apple perd son visionnaire", "Une icône s'en va"... les titres de la presse reflètent bien le vide que va laisser Steve Jobs au moment où le groupe technologique est à l'apogée de sa gloire. Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, son successeur va avoir de la peine à pérenniser le succès de la marque emblématique.

Le déclin est déjà entamé, estime la Süddeutsche Zeitung. Et Steve Jobs ne le doit qu'à lui-même car le culte de la personne, aussi charismatique soit-elle, est dangereux pour une entreprise. S'il est utile en temps de crise pour souder une équipe, il peut faire vaciller tout un édifice, comme on vient de le voir avec l'empire Murdoch et le scandale d'écoutes illégales en Angleterre. Personne ne pourra égaler Steve Jobs et sa manie du détail. Selon le journal, les rivaux sont déjà à l'affut, misant sur les faiblesses de la petite pomme.

Libyen Freude Frau und Kind in Tripolis

Les Libyens fêtent la victoire, en attendant la capture de Kadhafi

Du visionnaire charismatique au dictateur désormais méprisé : la tageszeitung consacre sa une à la chasse à Mouammar Kadhafi en Libye. Et en attendant que les rebelles aient mis la main sur l'ex-guide suprême, le quotidien revient une fois encore sur les difficultés de l'Allemagne à assumer son refus de participer à une intervention militaire dans le pays. Lorsque l'on fêtera à Tripoli la fin de la dictature, les Allemands n'auront pas leur place sur le podium aux côtés des Français. Si elle trouve un peu gênant de voir le ministre des Affaires étrangères Westerwelle faire comme si les seules sanctions économiques allemandes avaient fait plier le régime de Kadhafi, la taz estime néanmoins que Berlin a bien fait de ne pas s'engager en Libye.

Pour Die Welt au contraire, l'abstention allemande au Conseil de sécurité a été fatale, et pas seulement vis-à-vis des partenaires de l'OTAN. Aujourd'hui, Benghazi et Tripoli fourmillent d'entrepreneurs européens prêts à conclure de juteux contrats avec les futurs dirigeants. Les Allemands, eux, n'ont pas les meilleures cartes en main pour en profiter.

Auteur : Anne Le Touzé
Edition : Sandrine Blanchard

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