Aminatou Haidar parmi les lauréats du ″Prix Nobel alternatif 2019″ | Afrique | DW | 25.09.2019
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages
Publicité

Afrique

Aminatou Haidar parmi les lauréats du "Prix Nobel alternatif 2019"

Cette année, la Sahraouie Aminatou Haidar, la Suédoise Greta Thunberg, une Chinoise et un Brésilien d’Amazonie ont été honorés. Ils se sont distingués pour leur lutte en faveur de la justice et l'autodétermination.

Depuis 1980, les organisateurs de ce prix, basé à Stockholm, rendent hommage aux personnes qui s'engagent dans la lutte contre la pollution, la menace nucléaire, les violations des droits de l'homme ou encore, l'exploitation des minorités. La Fondation suédoise Right Livelihood reçoit chaque année plus de 100 candidatures venant du monde entier. Jusqu’à ce jour, le prix a été attribué à 174 lauréats de 70 pays.

Les lauréats de cette année se sont distingués pour leur lutte en faveur de la justice, de l'autodétermination et d’un avenir meilleur pour les populations autochtones, selon le jury de l’organisation : "Nous rendons hommage à quatre visionnaires qui ont permis à des millions de personnes de défendre leurs droits fondamentaux et de se battre pour un avenir viable sur cette planète".

Gandhi du Sahara Occidental

Parmi les lauréats, Aminatou Haidar, du Sahara occidental. Adolescente, celle-ci était déjà militante. Depuis lors, Aminatou Haidar s'engage pacifiquement pour l'indépendance du Sahara occidental, sa patrie comme elle aime le dire. L'ancienne colonie espagnole a obtenu son indépendance en 1975, mais elle a été de courte durée car peu de temps après, le Maroc a annexé le territoire.

Depuis, les Sahraouis luttent pour leur autodétermination. Et pour le jury, Haidar est devenue le visage de cette lutte et du respect des droits fondamentaux de l'homme : "Pour sa résistance sans faille et non violente, malgré l'emprisonnement et la torture, pour son combat pour la justice et l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, elle reçoit le "Right Livelihood Award".

Aminatou Haidar est également cofondatrice et présidente de l'organisation de défense des droits de l'homme "Collective of Sahrawi Rights Defenders (CODESA)".

La militante organise des manifestations, documente les actes de tortures commis par les autorités marocaines et a même fait une grève de la faim pour sensibiliser sur la situation de son peuple. Haidar a souvent été emprisonnée au Maroc - sans inculpation ni procès. Et elle a déjà passé quatre ans seule dans une prison secrète, isolée du monde extérieur. Son endurance et sa lutte non violente lui ont valu le surnom de "Gandhi du Sahara Occidental".

Avocate des femmes chinoises et Greta, la combattante

Cette année, le prix récompense aussi une Chinoise. Guo Jianmei. Guo est une avocate connue pour sa quête de justice en Chine. Au cours des 25 dernières années, elle et son équipe ont fourni des services juridiques gratuits à 120.000 femmes. Plus de 4.000 poursuites ont été engagées pour revendiquer les droits des femmes et promouvoir l'égalité des sexes.

Les organisateurs du "Prix Nobel alternatif" ont également tenu à rendre hommage à Davi Kopenawa, un des porte-parole les plus respectés des peuples autochtones du Brésil. Kopenawa appartient à la tribu des Yanomami qui compte environ 35.000 membres et fait partie des tribus autochtones les plus peuplées du Brésil. Cette récompense tombe au bon moment puisque les peuples autochtones du Brésil font face à la pire catastrophe de leur histoire : la destruction de la forêt amazonienne par le feu. Une forêt qui est avant tout leur habitat. 

Et sans surprise, la jeune Suédoise Greta Thunberg, égérie de la lutte contre le réchauffement climatique a été, elle aussi, honorée.