Accord de paix signé à Bangui | Afrique | DW | 06.02.2019
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Afrique

Accord de paix signé à Bangui

La signature d'un nouvel accord de paix entre le pouvoir et les groupes armés relance l'espoir de paix en Centrafrique.

Écouter l'audio 02:06

Ecoutez la correspondance à Bangui de Jeff Murphy Barrès

Il s'agit du 8ème accord de paix depuis 2012. C'est dans une salle de la présidence avec un drapeau centrafricain en toile de fond, que le texte a été signé ce mercredi 6 février entre le pouvoir centrafricain et les groupes rebelles qui contrôlent la majorité du territoire.

"Le premier effet de cet accord est la cessation de toute violence contre les civils", a déclaré le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra. Sans dévoiler le contenu de l'accord, M. Touadéra a indiqué que la Commission vérité et justice sera "opérationnelle" à la fin de l'année. Cette instance doit favoriser la réconciliation.

M Touadéra a par ailleurs annoncé une série de voyages en province pour "porter le message de la paix à (ses) compatriotes".

 

Mise en garde de l'Union africaine

Le président centrafricain a salué "un moment historique qui consacre l'aboutissement de presque trois années d'efforts".

Le texte avait été négocié pendant une dizaine de jours à Khartoum au Soudan à l'initiative de l'Union africaine. Contrairement aux précédentes négociations, 14 groupes armés dont les plus importants y ont participé.

L'Union africaine (UA) a néanmoins appelé à la vigilance pour que cet accord ne soit pas classé sans suites. "Le véritable défi sera le suivi de cet accord", a affirmé le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat."Il ne faut pas qu'il soit un énième accord (sans suite) comme disent les cyniques" et "nous serons très regardants sur l'application effective de cet accord".

 

La question de l'amnistie

La grande inconnue concerne la manière donc l'accord aborde la question de l'amnistie pour les nombreux auteurs de crimes et de violences commis depuis des années en Centrafrique. Les groupes armés, dont plusieurs chefs sont sous le coup de sanctions internationales, exigent cette amnistie.  

Enfin, les rebelles avaient également demandé la dissolution du gouvernement et un Premier ministre issu de leurs rangs.

 

Marco Wolter avec agences.

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