1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Qu'attendre du rapport sur l'accident ferroviaire d'Eseka ?

La commission mandatée par Paul Biya doit rendre son rapport sur l'accident ferroviaire du 21 octobre. Mais de nombreux Camerounais doutent de la transparence des conclusions d'une enquête voulue par le chef de l'Etat.

Écouter l'audio 02:01

"On ne peut pas espérer grand-chose de cette commission d'enquête" (Denis Atangana, opposition)

Le 25 octobre dernier, le président Paul Biya annonçait l'ouverture officielle d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur le déraillement du train qui a coûté la vie à 79 personnes. La commission mise en place pour élucider ce drame est constituée essentiellement de membres du gouvernement. Ce qui fait peser le doute sur la fiabilité des résultats de l'enquête. L'opposition et la société civile craignent notamment que certaines responsabilités soient étouffées.

Denis Atangana, du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, parti de l'opposition : ‘'En terme d'attente, je pense qu'on ne peut pas espérer grand-chose de cette commission d'enquête, surtout qu'elle est composée de sept personnalités appartenant au gouvernement et qui sont tenus par le principe de la solidarité gouvernementale. Je doute donc fort que cette commission d'enquête permettra de faire jaillir la vérité et de nous permettre d'avoir des perspectives pour qu'on puisse gérer de façon équitable ce type de crise là".

Côté pouvoir, on tente de rassurer 

Selon Tobie Ndi, du Rassemblement démocratique du Peuple Camerounais, le parti du président Paul Biya, l'enquête est au contraire transparente. "Cette commission est bien constituée parce qu'elle a sa tête le Premier ministre chef du gouvernement. Ensuite, les ministres directement impliqués dans cet accident, de par leurs tutelles, ne sont pas membres de ladite commission donc ces ministres et membres du gouvernement seront entendus."

L'axe routier était impraticable le jour du drame, en raison de l'éboulement d'un pont. C'est cette situation qui avait provoqué l'afflux massif de passagers vers la gare ferroviaire de Yaoundé en direction de Douala.

"Par le passé il y a eu des tragédies de cette ampleur", rappelle Innocent Ebodé, journaliste indépendant. "Les commissions d'enquête ont été mises sur pied mais elles n'ont jamais débouché sur quelque chose de concret. Les Camerounais restent donc dubitatifs quant aux conclusions de cette enquête."

En attendant que les responsabilités soient établies par le gouvernement, des collectifs de victimes ont intenté des actions en justice contre la compagnie ferroviaire Camrail, son actionnaire majoritaire Bolloré et contre l'Etat camerounais.

 

Audios et vidéos sur le sujet

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !