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Afrique

L'Ouganda partisan au Soudan du Sud ?

Alors qu'un cessez-le-feu n'a toujours pas été conclu pour le Soudan du Sud, l'Ouganda est accusé par la rébellion de l'ex-vice président Riek Machar de prendre parti en faveur du gouvernement de Juba.

Selon le gouvernement ougandais, son armée au Soudan du Sud permet d'évacuer les ressortissants

Selon le gouvernement ougandais, son armée au Soudan du Sud permet d'évacuer les ressortissants, vers l'aéroport d'Entebbe par exemple

L'Ouganda réfute l'accusation selon laquelle il serait partisan et a refusé mercredi de retirer ses troupes. Le gouvernement explique que les soldats ougandais sont au Soudan du Sud pour faire sortir les ressortissants du pays. Selon le porte-parole de Kampala, un couloir de 150 km entre Juba et l'Ouganda a permis d'évacuer 23.000 civils par la route. Plus de 3.000 autres ont pu rejoindre un aéroport ougandais.

Selon l'Onu, 200 000 habitants du Soudan du Sud ont été déplacés

Selon l'Onu, 200 000 habitants du Soudan du Sud ont été déplacés

Mais ces explications ne suffisent pas aux rebelles de Riek Machar. Pour le chef de leur délégation à Addis-Abeba, Taban Deng Gai, l'Ouganda est une menace dans ces négociations.

« Nous sommes inquiets du fait qu'un pays de l'IGAD ait décidé de nous envahir. C'est une préoccupation que nous avons exprimée car nous sommes très attachés à la paix. Nous croyons que l'intervention de l'Ouganda au Soudan du Sud va compliquer les négociations de paix entre nous et le gouvernement. Nous appelons nos frères ougandais à se retirer pour nous aider, si ce sont vraiment des frères. »

Museveni menace

Il faut dire que lors d'un déplacement à Juba, le chef de l'Etat ougandais Yoweri Museveni a critiqué le refus de Riek Machar d'accepter un cessez-le-feu. Il avait menacé, sans préciser, d'« aller chercher » l'ex-vice président s'il ne se pliait pas aux ultimatums.

Yoweri Museveni, président ougandais

Yoweri Museveni, président ougandais

Malgré ces tensions diplomatiques en pleines négociations, le chef de la délégation du Soudan du Sud, Michael Makuei, veut croire que la rencontre en Ethiopie va aboutir.

« Nous sommes venus pour la paix et nous rentrerons avec la paix pour notre peuple. J'espère repartir d'ici en étant en mesure de mettre fin aux déplacements de population et aux atrocités qui se déroulent actuellement au Soudan du sud. »

Selon l'Onu, 200 000 habitants ont été déplacés. Et des dizaines de milliers de personnnes fuient encore les combats qui ont déjà fait au moins un millier de morts. Les Nations unies parlent d'une catastrophe humanitaire et appellent à cesser les combats.

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