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International

La NSA ou l'espionnage entre "amis"

Il y a de l'orage dans l'air entre les deux rives de l'Atlantique. Le scandale déclenché par Edward Snowden prend de l'ampleur et assombrit les relations entre les États-Unis et l'Union européenne.

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Le quartier général de la NSA, à Fort Meade, dans le Maryland

Les milliers de documents dévoliés par l'ancien informaticien de la NSA (National Security Agency), l'une des 17 agences de renseignement américaines, révèlent que les États-Unis disposent d'un programme de cybersurveillance sophistiqué, leur permettant d'enregistrer et d'analyser des millions de données informatiques, y compris celle des institutions de l'Union européenne.

Edward Snowden désormais sans passeport

Edward Snowden a demandé l'asile en Équateur

Edward Snowden a demandé l'asile en Équateur

L'informaticien Edward Snowden dit avoir voulu soulager sa conscience en révélant les méthodes et le champ de travail de la NSA. Aujourd'hui, les États-Unis le considèrent comme l'ennemi public n°1. L'administration américaine a invalidé son passeport ; il est en fuite et a sollicité l'asile politique en Équateur.

Ses anciens employeurs, les services américains, le recherchent. Arrivé le 23 juin dernier à Moscou en provenance de Hong Kong, on suppose qu'il se trouve toujours en zone de transit dans l'aéroport de Moscou.

Espionage des institutions européennes

Le directeur de la NSA, le général Keith Alexander, estime que la surveillance est nécessaire à la lutte anti-terroriste

Le directeur de la NSA, le général Keith Alexander, estime que la surveillance est nécessaire à la lutte anti-terroriste

Le "Prism", programme d'espionnage de la NSA, aurait visé les institutions de l'Union européenne. Non seulement ses représentations diplomatiques, les ambassades et les consulats, sont sur écoute, mais aussi des millions de citoyens lambda. Tout courrier électronique, tout appel téléphonique, tout bavardage aussi anodin qu'il soit sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et autres) peut faire partie des millions de données aspirées, filtrées et analysées par un impressionnant système d'écoute, capable de suivre tout échange électronique dans le moindre recoin de notre planète.

Tout cela au nom de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme ou la criminalité organisée par exemple. Mais cette surveillance permet naturellement d'espionner sur le plan industriel, scientifique, commercial, ou politique ce qui se trame dans certains États comme par exemple en Chine, en Russie, ou en Iran, mais apparemment aussi chez des alliés et partenaires comme les pays en Europe.

« Entre partenaires, on n'espionne pas ! »

Viviane Reding, la commissaire européenne à la Justice, s'est offusquée face aux révélations : « Entre partenaires, on n'espionne pas ! » Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a évoqué un « immense scandale ». Selon les investigations du magazine allemand « Der Spiegel », l'Allemagne est le pays européen le plus surveillé par la NSA : chaque mois, pas moins de 500 millions de connexions téléphoniques et internet seraient enregistrées.

La ministre allemande de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, a exigé des explications immédiates et détaillées sur ces actions des Américains. De son côté, le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, a qualifié l'affaire de « très grave » et a même averti que cela pourrait remettre en question les négociations qui viennent d'être lancées entre l'Union européenne et les États-Unis sur le traité de libre-échange transatlantique. Un projet qui tient à cœur au président américain Barack Obama.

Écouter l'audio 01:58

L'analyse de Sébastien Santander, professeur de sciences politiques à l’Université de Liège en Belgique

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