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International

La Corée du Nord en "état de guerre" avec le Sud

Pyongyang a ordonné à ses troupes de se tenir prêtes au combat à la frontière avec le Sud. Un regain de tension qui survient sur fond de manœuvres militaires conjointes entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Les deux Corées sont en état d'alerte maximum, laquelle cèdera la première?

Les deux Corées sont en état d'alerte maximum, laquelle cèdera la première?

Officiellement, c'est la "guerre de propagande" menée par la Corée du Sud contre le Nord qui a provoqué la réaction nord-coréenne. Après des échanges de tirs d'artillerie dans la zone démilitarisée qui sépare les deux pays, Pyongyang a lancé hier un ultimatum à la Corée du Sud pour exiger l'arrêt des hauts-parleurs qui diffusent à plein volume des messages de propagande par dessus la frontière.

Pas d'intérêt à faire la guerre

Jeudi, la Corée du Nord a tiré des obus en direction des hauts-parleurs, le Sud a répliqué avec une "dizaine" de tirs dans la zone démilitarisée. Et vendredi matin, la tension est montée d'un cran: le dirigeant nord-coréen a ordonné à ses troupes de se tenir prêtes au combat à la frontière avec le Sud.

Les forces nord-coréennes et leur chef suprême Kim Jong Un sont prêtes au combat

Les forces nord-coréennes et leur chef suprême Kim Jong Un sont prêtes au combat

Mais cela n'inquiète pas Patrick Köllner, directeur des études asiatiques à l'institut GIGA de Hambourg:

"Il y a évidemment toujours un danger que la situation dégénère, mais je pense que ni le Nord ni le Sud ne souhaite la guerre."

Cela faisait 11 ans que la Corée du Sud avait suspendu sa propagande vers le Nord. La reprise de la guerre psychologique a été décidée au début du mois, après une attaque à la mine antipersonnelle attribuée à Pyongyang et dans laquelle deux soldats sud-coréens ont été mutilés. Mais alors que l'état-major sud-coréen a rejeté l'ultimatum de Pyongyang, la situation semble bel et bien bloquée. Patrick Köllner, de l'institut GIGA:

"La Corée du Sud est actuellement dans une position délicate, dans laquelle la Corée du Nord l'a entraînée... Elle a été sommée de cesser sa propagande. Si elle le fait, cela pourrait être interprêté comme une faiblesse. Une solution pour sortir de ce dilemme serait de suspendre, le temps des manœuvres américano-coréennes, la diffusion des messages de propagande."

Les manœuvres qui fâchent

Selon Patrick Köllner, ce sont surtout ces manœuvres militaires conjointes entre les deux ennemis déclarés de la Corée du Nord qui attisent la nervosité de Pyongyang.

Les manœuvres annuelles américano-coréennes simulent l'invasion du Sud par le Nord

Les manœuvres annuelles américano-coréennes simulent l'invasion du Sud par le Nord

Ces exercices annuels auxquels participent 50.000 soldats sud-coréens et 3.000 américains simulent une invasion nord-coréenne. Et chaque année, la Corée du Nord menace de "riposter" à ce qu'elle considère comme une "agression", et place son armée en état d'alerte.

"Il faut comprendre que ce genre d'activités est dirigée à la fois vers l'extérieur et vers l'intérieur. D'un côté, la Corée du Nord montre sa force de défense militaire aux Etats-Unis et à la Corée du Sud, considérés comme des ennemis. De l'autre, elle entretient le syndrome de la forteresse assiégée qui est importante pour justifier le maintien du régime."

La dernière attaque directe contre le Sud remonte à décembre 2010 lorsque la Corée du Nord avait bombardé l'île de Yeonpyeong, causant la mort de deux soldats et deux civils sud-coréens. L'escalade qui avait suivi avait fait craindre un conflit généralisé.

Les manoeuvres militaires entre les Etats-Unis et la Corée du Sud se terminent le 28 août. L'ultimatum nord-coréen expire, lui, samedi à 8h30 temps universel, soit 17 heures en Corée du Sud.

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