Une catastrophe humaine | Vu d′Allemagne | DW | 06.07.2012
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Vu d'Allemagne

Une catastrophe humaine

A la Une des journaux : le rapport d'enquête mandaté par le Parlement japonais sur la catastrophe de Fukushima. Publié jeudi, il met en cause l'establishment japonais. Il est aussi question de la Roumanie et du Pérou.

Arrogant, ignorant, incompétent. La commission d'enquête aurait difficilement pu être plus sévère à l'égard des élites japonaises et de leur responsabilité dans l'accident nucléaire de Fukushima, écrit la Süddeutsche Zeitung. Mais va-t-il pour autant se passer quelque chose ? Dans n'importe quelle autre démocratie ou presque, un tel rapport aurait entraîné des démissions et une restructuration de l'industrie nucléaire. Au Japon, rien de tout cela. Jusqu'à présent, seule une poignée de personnes et de localités provinciales ont tiré les leçons de Fukushima. La classe politique, elle, continue d'ignorer les critiques contre le nucléaire.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung parle, elle, d'une gestion à la japonaise. En principe, il y aurait dû y avoir une séparation stricte entre les gérants de la centrale de Fukushima et les autorités d'inspection. Mais non, il semble qu'au Japon tout le monde soit lié avec tout le monde, y compris dans le secteur du nucléaire. Résultats : les Japonais ont perdu toute confiance non seulement vis-à-vis de cette industrie mais aussi envers la classe politique.

Protest in Rumänien

La coalition de centre gauche veut destituer le président de centre droit Traian Basescu. Les ONG dénoncent une "attaque contre les institutions démocratiques".

La Süddeutsche Zeitung revient de son côté sur la Roumanie, où le président Traian Basescu est en passe de se faire destituer par son Premier minisitre. En réalité, ni l'un ni l'autre ne bénéficie des faveurs du journal. Ce qui est inquiétant, c'est bien davantage que la Roumanie est le deuxième pays européen, après la Hongrie, où la démocratie échoue. L'Union européenne ne peut l'accepter. Il faut absolument qu'elle vienne en aide aux organisations civiles et à ceux qui, au sein de la classe politique, veulent vraiment promouvoir la démocratie.

Un mot encore sur la situation au Pérou et sur les violentes manifestations contre le projet d'aménagement d'une mine d'or. Die Tageszeitung met en garde le président Ollanta Humalla, élu il y a un an sur la promesse de régler les conflits liés aux ressources de manière pacifique et dans l'intérêt de tous . Mais il ne suffit pas de vouloir faire des réformes. Il faut aussi avoir la force de les imposer. Dans le cas contraire, Ollanta Humalla pourrait bien connaitre le même sort que son homologue au Paraguay. Ceux qui l'ont soutenu finiront par le laisser tomber.

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