Que dit la nouvelle Constitution en Guinée ? | Afrique | DW | 07.04.2020
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Afrique

Que dit la nouvelle Constitution en Guinée ?

Le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, a promulgué lundi soir (06.04.2020) la nouvelle Constitution, quelques jours après la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats du scrutin référendaire.

La nouvelle Constitution va-t-elle permettre au président Alpha Condé de se représenter à un troisième mandat ?  Le texte promulgué lundi par le chef de l’Etat prévoit un mandat de six ans renouvelable une fois. Et Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, n’a jamais affirmé qu’il ne briguera pas un nouveau mandat lors du scrutin présidentiel à la fin de l’année.

L’activiste sociale Asmaou Barry ne se reconnaît pas dans cette nouvelle constitution qu’elle qualifie d’illégitime.

"J’aimerais bien voir un ancien président de la République passer la main à un nouveau. Ce qu’il y a à l’intérieur, c’est fait à dessein pour permettre au président de rester au pouvoir", juge-t-elle. 

Le vote, le 22 mars dernier en Guinée, a été entaché de violences meurtrières.

Le vote, le 22 mars dermier, a été entaché de violences meurtrières.

Le nouveau texte qui a recueilli 89,76% de Oui, selon les résultats de la Cour constitutionnelle, prévoit  la parité homme-femme, l’abolition de la peine de mort et l’interdiction du mariage forcé.

Le chef de l’Etat devra aussi nommer dorénavant le président de la Cour constitutionnelle. L’école est obligatoire et gratuite pour les enfants des deux sexes jusqu’à l’âge de 16 ans et un fonds d’investissement est aussi prévu pour la jeunesse.  

 

Un texte rejeté par l'opposition 

Mais pour le Front national de défense de la constitution (FNDC) qui combattait depuis un an le projet de révision, il n’est pas question d’accepter le nouveau texte.

"Le FNDC ne reconnaîtra aucune institution sortie de cette mascarade électorale. La seule constitution qui demeure, c’est la constitution de 2010", martèle Abdoulaye Oumou Sow est le porte-parole du FNDC.  
"Aujourd’hui, poursuit-il, nous sommes confrontés à une crise sanitaire mondiale. Nous pensons qu’il y a nécessité que le FNDC se batte pour endiguer cette crise en Guinée. Mais, en parallèle, le combat pour la défense des acquis démocratiques continue. Et nous allons le mener jusqu’au bout.

Le pouvoir de Conakry a toujours considéré que la loi fondamentale de 2010 adoptée sous le Conseil national de transition (CNT) était une constitution transitoire et sans légitimité populaire.

Le nouveau texte doit être publié au journal officiel avant son entrée en vigueur à moins d’un an du scrutin présidentiel.

 

 

 

 

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