Pour qui sonne le glas... | Vu d′Allemagne | DW | 24.11.2010
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Vu d'Allemagne

Pour qui sonne le glas...

Provocation, dangereuse escalade, risque de guerre... Les Unes des journaux allemands d'aujourd'hui sont toutes consacrées à la péninsule coréenne et au conflit qui menace d'y éclater.

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L'île sud-coréenne de Yeonpyeong, sous le feu de l'artillerie nord-coréenne. L'escalade devient très dangereuse...

Le risque est grand que l'escalade en cours débouche sur une guerre entre les deux Corées, estime la Süddeutsche Zeitung. C'est pourquoi il est nécessaire de s'interroger sur les motifs présumés de ces provocations venues du Nord. Pyongyang fait étalage de sa force pour obtenir apparemment des concessions de la part de ses adversaires : plus de nourriture, plus de carburant, moins de négociations sur son programme nucléaire et surtout qu'on ne gêne pas une passation de pouvoir sans encombres au sein du clan des Kim.

Nordkorea Kim Jong Un

Le futur dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est le troisième fils du dictateur apparent Kim Jong Il. Mais il n'exerce pas encore le pouvoir.

L'agressivité de la Corée du Nord sert à protéger un pays qui ne veut rien conquérir mais seulement éviter son effondrement.
Un diagnostic partagé pour l'essentiel par la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Théoriquement, Kim Jong-Il continue d'exercer tous les pouvoirs. Mais la nomination de son plus jeune fils à sa succession indique que son régime n'est pas éternel. Toutefois, le nouveau dirigeant n'est pas encore en place. Dans un pays comme la Corée du Nord, cette situation de transition génère une telle incertitude que la caste dirigeante tente de masquer ses peurs par des actes irrationnels. Un pouvoir qui permet de tels errements ne peut pas être un partenaire fiable, souligne le quotidien.

Pékin peut-il ramener Pyongyang à la raison ?

Vor 60 Jahren entstand das kommunistische Nordkorea 3

Née il y a 60 ans, la Corée du Nord est la dernière dictature communiste de la planète. Jusqu'à quand ?

Si le monde a maintenant les yeux tournés vers Pékin, le seul allié de la Corée du Nord, c'est que l'influence patente de l'Empire du Milieu sur le dictateur nord-coréen pourrait permettre d'imposer des négociations, constate die Welt. Les Chinois veulent intervenir dans les affaires internationales. Arguant de son importance économique pour vouloir jouer dans la cour des grands, Pékin ne peut plus prétexter désormais de son statut de puissance émergente pour échapper à ses devoirs politiques. Pour la Chine, c'est l'occasion de montrer qu'elle est prête à faire preuve de responsabilités et à rétablir la sécurité dans sa sphère d'influence.
Pour la Tageszeitung, les grandes puissances mondiales, USA et Chine, mais aussi la Russie, engagées dans le poker menteur sur le programme nucléaire nord-coréen sont irresponsables. Elles jouent la montre dans ce dossier parce qu'elle ne peuvent pas se mettre d'accord sur l'avenir de la péninsule coréenne lorsque le régime de la famille Kim touchera à sa fin. Pourtant, il est clair que les militaires nord-coréens ne sont pas seulement capables d'acheter du matériel nucléaire. Ils peuvent aussi en vendre à tous ceux qui sont prêts à en payer le prix, conclut le quotidien de Berlin.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Konstanze von Kotze

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