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Norbert Basengezi Katintima succède à Lukwebo

4 avril 2026

Le Sénat congolais a désormais un nouveau deuxième vice-président. Norbert Basengezi Katintima vient de remplacer Modeste Bahati Lukwebo.

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RDC 2017 | Norbert Basengezi lève les yeux en l'air (archive)
Norbert Basengezi était l'unique candidat à la deuxième vice-présidence du Sénat congolaisImage : John Wessels/AFP

En République démocratique du Congo, les sénateurs ont élu ce vendredi un nouveau deuxième vice-président. Candidat unique de l'Union sacrée de la nation, plateforme politique du président Félix Tshisekedi, Norbert Basengezi Katintima a été élu ce vendredi 3 avril 2026 avec 87 voix sur 95 votants. Il remplace ainsi Modeste Bahati Lukwebo, récemment poussé à la démission après sa prise de position contre la  réforme constitutionnelle. 

Originaire du Sud-Kivu

Sénateur du Sud-Kivu, Norbert Basengezi Katintima âgé de 68 ans est originaire de Kaziba, dans le territoire de Walungu. Économiste de formation, diplômé de l'Université de Kinshasa, il a fait ses premiers pas en politique lors de la Conférence nationale souveraine de 1991, organisée dans la capitale congolaise.

Il devient ensuite député au Haut Conseil de la République - Parlement de transition, avant d'être nommé gouverneur du Sud-Kivu par la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie, le RCD, qui contrôlait alors une partie de l'est du pays. Il occupe ce poste de 1998 à 2002, puis est désigné député national durant la transition dite « 1+4 ».

Responsabilités à la Ceni

Élu député national en 2006, Norbert Basengezi Katintima devient en 2008 ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Élevage sous la présidence deJoseph Kabila, poste qu'il occupe jusqu'en 2011. Il est ensuite réélu député la même année.

En 2015, il devient vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, la Ceni, alors dirigée par Corneille Nangaa, aujourd'hui coordonnateur de la rébellion AFC-M23.

Sanctions américaines

Son parcours est toutefois entaché par des sanctions américaines depuis 2019. Washington l'accuse, avec son fils Marcellin Basengezi Mukolo, aux côtés de Corneille Nangaa, d'avoir « sapé le processus électoral et les institutions démocratiques » en RDC entre 2016 et 2018, tout en détournant des fonds publics à des fins personnelles.

Le département du Trésor pointe notamment la corruption. Ces sanctions gèlent ses avoirs aux États-Unis, interdisent toute transaction avec des entités américaines et limitent l'accès aux visas. Elles restent en vigueur, la liste ayant été mise à jour en mars 2026.

L'élection de Norbert Basengezi Katintima n'était pas une surprise car, l'Union sacrée de la nation est largement majoritaire avec près de 100 sénateurs sur les 109 que compte la chambre haute du Parlement congolais.  

Vue d'une artère très empruntée de Kinshasa
Jean-Noël Ba-Mweze Correspondant à Kinshasa en RDC pour le programme francophone de la Deutsche Welle@ba_mweze