Lettre ouverte de chefs traditionnels de l′Ituri au président Félix Tshisekedi | Afrique | DW | 15.04.2020
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Afrique

Lettre ouverte de chefs traditionnels de l'Ituri au président Félix Tshisekedi

Sept chefs traditionnels de l'Ituri, dans l'est de la RDC, s'inquiètent des troubles qui sévissent dans ce territoire riche en or. Ils sont signataires d'une lettre ouverte adressée au président Félix Tshisekedi.

Écouter l'audio 02:09

"Ce qui se passe en Ituri ressemble à un génocide" (Innocent Madukadala, signataire de la lettre ouverte)

Pour ces chefs traditionnels, signataires d'une lettre ouverte adressée au président Félix Tshisekedi, les auteurs de ces violences sont les membres du groupe armé Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), dont l'armée congolaise a dit avoir tué l'un des chefs le mois dernier. Le groupe Codéco est une milice pro-Lendu, une des ethnies de la région de l'Ituri. 

Les miliciens agissent par petits groupes dans les territoires dominés par les Lendu, une des principales communautés de l'Ituri, des agriculteurs principalement. Et la Codeco cible en grande majorité une communauté voisine, les Hema, éleveurs et commerçants.

Une guerre entre milices Lendu et Hema a fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003.

Les violences dans la région de l'Ituri ont provoqué des milliers de déplacés

Les violences dans la région de l'Ituri ont provoqué des milliers de déplacés

Face aux nouvelles violences, les Hema n'ont pas reconstitué de milices, s'en remettant à l'autorité de l'Etat. Ils attendent pour l'instant avec calme, l'éventuel retour en Ituri de leur ex-chef de guerre,Thomas Lubanga, libéré en mars dernier, après avoir purgé une peine de 14 ans de prison prononcée par la Cour pénale internationale (CPI) pour enrôlement d'enfants lors du conflit des années 2000.

Un des enjeux majeurs du conflit actuel est "le contrôle des terres par les Lendu", selon un rapport conjoint de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et du bureau des droits de l'homme, publié en janvier. 

Innocent Madukadala Kossiandey est un des signataires de la lettre ouverte dont il explique l'importance à Fréjus Quenum. Pour suivre son interview, cliquez sur l'image ci-dessus.

 

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