Le Parlement nouveau est arrivé | Dossier | DW | 16.07.2009
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Dossier

Le Parlement nouveau est arrivé

Les 736 eurodéputés élus le 7 juin dernier ont siégé pour la première fois cette semaine à Strasbourg

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Les conservateurs et les sociaux démocrates ont renouvelé leur grande coalition, un « accord technique » par lequel ils se partagent la présidence : le conservateur Polonais Jerzy Buzek a ainsi été élu président du Parlement pour deux ans et demi. Il devrait être suivi par le socialiste Martin Schulz.

Par ailleurs, les grandes manœuvres politiques n’ont livré aucune surprise. Certes, le Parlement européen n’a pas voté pour un second mandat de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Mais le report de ce vote en septembre ne change rien puisque, sauf coup de théâtre très improbable, la reconduction du Portugais est assurée à la présidence de la Commission.

Députés de la 4e dimension

Le Parlement européen compte 736 députés : un chiffre établit par le traité de Nice. Ce traité est toujours en application puisque le traité de Lisbonne n’a toujours pas été ratifié par les 27 pays de l’Union.

Mais si le traité de Nice prévoit 736 eurodéputés alors que le traité de Lisbonne en prévoit pour sa part… 751. Ce qui fait quinze eurodéputés de plus. Quinze députés dont personne ne sait ce qu’ils vont faire en attendant que le Traité de Lisbonne entre en vigueur. Alors, qui sont donc ces eurodéputés fantômes ? Siègeront-ils déjà à Strasbourg ? Seront-ils payés ?

Les explications de Nathanael Reveyron

En France, premier pays d’immigration en Europe, la question de la promotion de la diversité est un débat récurrent dans le paysage politique. C’est ainsi que les dernières élections européennes ont encore une fois été accueillies comme une avancée en la matière : sur 72 sièges au Parlement de Strasbourg, huit députés issus de l’immigration ont été élus le 7 juin en France, alors que lors du scrutin de 2004, on en comptait seulement trois.

Karima Delli, une jeune Française de 30 ans et d’origine algérienne, est une de ces nouvelles têtes. Elle a été la surprise des élections, profitant de la vague verte d’Europe Ecologie menée par Daniel Cohn-Bendit. Pourtant, rien ne semblait prédestiner Karima Delli à faire de la politique. Issue d’un milieu populaire et d’une famille de 13 enfants, ses parents ne savent ni lire, ni écrire. Un parcours semé d’embûches mais qui a façonné le style tout à fait particulier de la désormais benjamine française au Parlement européen.

Marco Wolter l’a rencontrée lors de son arrivée mardi au Parlement européen.