La tentation « pharaonique » de Mohamed Morsi | Afrique | DW | 27.11.2012
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Afrique

La tentation « pharaonique » de Mohamed Morsi

Les Égyptiens manifestaient mardi pour protester contre le président Mohamed Morsi. Ce dernier s’est arrogé des pouvoirs élargis lors d’une déclaration constitutionnelle prononcée jeudi dernier. Ambiance place Tahrir.

Mohamed Morsi s'adresse à ses partisans le 23 novembre au Caire

Mohamed Morsi s'adresse à ses partisans le 23 novembre au Caire

Sur la place Tahrir, une grande pancarte où l’on peut lire « Place interdite aux Frères musulmans ». Les manifestants sont déçus des islamistes qui étaient avec eux lors de la révolution. Ils ont l’impression aujourd’hui que le président les trahit en s’octroyant des pouvoirs très élargis. Cherif Aref est membre du parti Wafd, opposé aux Frères musulmans :

La place Tahrir, lieu devenu le symbole de la révolution égyptienne

La place Tahrir, lieu devenu le symbole de la révolution égyptienne

« Cette déclaration est un retour au régime dictatorial, c'est un retour au régime pharaonique où le roi était un dieu et ses décisions devaient être des ordres. Dans ses discours, il ne s'adresse qu'à ses partisans Frères musulmans et non au peuple. En tant que président, il doit s'intéresser à tout le monde. »

Quels moyens pour quelle fin ?

Parmi les manifestants, des jeunes qui campent dans une dizaine de tentes installées sur la place. L’un d’eux, Mostafa, a le poignet cassé après avoir reçu une pierre lors des émeutes.

« Je ne suis pas d'accord que le président viole la loi pour n'importe quelle raison. Le but de notre révolution c'est le respect de la loi par tout le monde. On refuse les mesures exceptionnelles, même si c'est dans le but de réaliser les objectifs de la révolution. »

Dimanche, policiers anti-émeutes et manifestants se sont affrontés

Dimanche, policiers anti-émeutes et manifestants se sont affrontés

La justice doit encore se prononcer

Au milieu de la place, un arbuste avec, écrites sur des feuilles de papier, toutes les demandes de la révolution. Ahmed, un jeune protestataire, les relit et est aujourd’hui choqué :

« C'est écrit "les lois sont primordiales, elles doivent être respectées". Mais en ce moment les islamistes dirigent le pays mais ils ne comprennent rien aux lois, ils ne font qu'utiliser la religion comme instrument de pouvoir. »

Pour ces manifestants, le seul espoir est de voir la justice annuler la "déclaration constitutionnelle" lors d’une session qui aura lieu le 4 décembre prochain.

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