La reine Njinga Mbande : la guerrière diplomate | Histoire africaine | DW | 15.02.2018
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Racines d'Afrique

La reine Njinga Mbande : la guerrière diplomate

Njinga Mbande, diplomate et cheffe militaire du 17ème siècle, a combattu par tous les moyens la puissance coloniale portugaise et est considérée comme la plus grande personnalité féminine face au colonialisme.

Née dans la region de Ndongo, l'actuel Angola, autour de 1583 et morte le 17 décembre 1663 dans la région de Matamba, Njinga Mbande est une diplomate et cheffe militaire du 17ème siècle. Toute sa vie elle a combattu par tous les moyens la puissance coloniale portugaise, ce qui lui vaut, encore aujourd'hui d'être considérée comme la plus grande personnalité féminine face au colonialisme.

Le combat d'une vie

Elle a combattu l'administration coloniale portugaise naissante durant toute sa vie au 17 ème siècle, en utilisant à la fois ses compétences diplomatiques et militaires, dans ce qui constitue l'Angola actuel. On retient également d'elle son caractère impitoyable, qui l'a conduite, par exemple, à tuer son neveu pour obtenir le trône de Ndongo, ou encore pour avoir facilité la traite des esclaves sur son territoire, en concluant des accords avec les Portugais et les Néerlandais pour leur livrer des esclaves. Par ailleurs, elle a également été accusée de cannibalisme, elle qui avait adopté les coutumes de ses alliés, les Imbangala.

Njinga, l'intraitable

En 1622, le souverain Ngola Mbande, le frère de Njinga, l'envoya à Luanda pour négocier un traité de paix pour la région de Ndongo avec le gouverneur portugais. Après s'être vu donner un tapis au lieu d'une chaise pour s'asseoir (ce qui signifiait qu'elle était considérée comme une subordonnée), Njinga demanda à une de ses servantes de s'agenouiller par terre et de servir de chaise humaine. Elle continua alors les négociations d'égal à égal.

Njinga, l'éduquée

Elle parlait le portugais, ainsi que de nombreuses langues locales. Grâce à des contacts développés très tôt avec les missionnaires et les marchands portugais, elle était également instruite : elle écrivait elle-même ses correspondances pour les négociations avec les souverains coloniaux. Elle était d'une sensibilité sans pareil sur les questions diplomatiques et militaires, ce qui lui conférait un certain avantage dans ses négociations avec les Portugais et les Néerlandais.

Njinga la combattante

Njinga a été introduite à l'art de la guerre par son frère, le roi Kiluanji. Durant son règne, elle se battait comme un soldat en première ligne, pour mettre en avant sa masculinité. D'après certains historiens, Njinga refusa par la suite le titre de « Reine ». Elle se voyait comme un roi, devenant socialement un homme, avec un harem composé d'hommes et de nombreux concubins mâles habillés comme des femmes.

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