La colère est mauvaise conseillère... | Vu d′Allemagne | DW | 12.09.2011
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Vu d'Allemagne

La colère est mauvaise conseillère...

La presse allemande évoque les cérémonies du 11 Septembre, commente la crise de la dette grecque qui menace l'Euro et revient sur l'assaut de l'ambassade israélienne au Caire par des manifestants égyptiens en colère.

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Le 11 Septembre est gravé dans notre mémoire collective

Pour la Tageszeitung, l'instrumentalisation de la terreur par les politiciens de droite est de plus en plus critiquée par les citoyens ordinaires. Même s'ils commémorent les victimes, ils sont consternés par la manière dont leur pays s'est armé en ces jours de deuil. Quand l'Amérique aura-t-elle suffisamment fait son deuil ? s'interroge le quotidien de Berlin. Si la question est légitime, c'est aux Américains eux-mêmes et à personne d'autre que revient le droit d'y répondre.

Erstürmung der israelischen Botschaft in Kairo

La colère des Égyptiens contre Israël est symbolique d'un état d'esprit


Si la Frankfurter Rundschau commente elle aussi les cérémonies du 11 septembre, elle revient également sur les relations de l'état hébreu avec les autres états de la région, sur fond d'assaut, vendredi soir, contre l'ambassade israélienne au Caire. Ankara a expulsé en son temps l'ambassadeur israélien, celui du Caire fuit aujourd'hui devant une foule en colère. Il n'y a plus qu'avec la Jordanie qu'Israël entretient des relations normales.
Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le déclin des relations entre Tel Aviv et Ankara est dû à la démocratisation de la Turquie. L'étroitesse des liens entre les deux capitales était un projet de l'élite du pays, peu soucieuse des desideratas de sa population. Depuis un certain temps pourtant, la politique étrangère d'Ankara reflète de plus en plus l'avis d'une majorité de Turcs qui ne veut pas de relations étroites avec l'état hébreu.

Athènes en faillite ?

Euro am Abgrund

Sauver l'Euro, mais à quel prix ?

La presse allemande commente aussi la crise grecque. À l'instar de die Welt qui se réjouit que le tabou d'une faillite contrôlée de la Grèce soit tombé. Cette annonce de Philipp Rösler, ministre de l'Economie, tombe au moment où la tactique de louvoiement d'Athènes donne aux Européens le sentiment que les Grecs comptent sur le soutien des contribuables de Hambourg, de Munich ou de Paris. La réponse de Berlin est claire : ne comptez pas sur nous, la coupe est pleine !
Papandréou annonce un combat de Titans et dit qu'Athènes remplira sa part du contrat européen, souligne la Süddeutsche Zeitung. Un discours apparemment si sincère qu'on aimerait le croire. Pourtant, ces paroles ont été si souvent entendues et si peu suivies d'effets qu'on n'ose plus y croire. Le Premier Ministre grec a beaucoup tranché dans son budget, mais il l'a fait là où c'était facile : chez les retraités et les salariés du privé. Rien ou presque en revanche, en matière de réformes structurelles. C'est justement là où se joue l'avenir de son pays qu'il ne fait pas son métier, critique le journal.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Sandrine Blanchard

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