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Faire du respect du droit des enfants une priorité

Mahamadou Abdoulkarim
19 septembre 2025

Le 20 septembre, en Allemagne, c'est la Journée des droits des enfants, un sujet qui reste important mais aussi délicat.

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Des mains d'enfants en peinture
Les droits des enfants sont régis par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.Image : Peter Kneffel/dpa/picture alliance

C'est en 1989 que les Nations unies ont adopté la Convention internationale des droits de l'enfant. Des droits qui incluent le droit à l'identité, à l'éducation, à la santé, ainsi qu'à la protection contre toute forme de violences. 

En Allemagne, les droits des enfants sont principalement régis par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE). Il garantit comme ailleurs dans le monde le droit à la vie, au développement, à la protection et à la participation. 

Sur le plan national, la législation inclut le droit à l'éducation obligatoire, le droit à l'autorité parentale avec un devoir de prise en charge et de soutien des parents, et des droits spécifiques en cas de procédures judiciaires. Des allocations familiales sont aussi versées pour soutenir les familles.

En dépit de l'engagement de Berlin à les protéger, des problèmes liés au respect des droits des enfants en Allemagne persistent.Ils incluent notamment la violence physique et sexuelle envers les enfants, la pauvreté, la discrimination, la difficulté d'accès à l'éducation et la participation limitée des enfants dans les décisions qui les concernent.

La situation en Afrique

Sur le continent comme ailleurs, les droits des enfants sont encore mal protégés. Ceci même si de plus en plus de parents et les enfants eux même connaissent désormais leurs droits.

"Je connais les droits des enfants et aussi, je peux vous en citer quelques-uns. Les enfants ont le droit d'être aimés, soignés et protégés. Les enfants ont le droit de donner leurs avis. Les enfants ont le droit d'aller à l'école, les enfants aussi ont le droit d'être nourris.J'ai appris ça à notre école, pendant les cours" témoigne Aminatou Abdou une jeune fille qui habite dans un quartier périphérique de Niamey, au Niger.

Ces droits, pourtant reconnus, ne sont malgré tout pas toujours garantis. Chamsiya Mahamadou, une autre fille de Niamey, estime que les enfants ne sont pas suffisamment protégés.

"Les droits des enfants ne sont pas entièrement respectés au Niger, car de nombreux défis persistent, comme la violence à l'encontre des enfants, le mariage des enfants, le manque d'enregistrement des enfants surtout" assure la jeune fille.

"Il y a plusieurs lois pour protéger l'enfant"

La situation est particulièrement préoccupante en République démocratique du Congo, dans les provinces de l'est du pays où le conflit se poursuit entre l'armée congolaise et les rebelles de l'AFC-M23.  

Les civils sont souvent les premières victimes de ce conflit. Ils sont même directement visés par des groupes armés. Au moins 89 personnes ont ainsi été tuées, entre le 8 et le 9 septembre derniers, au cours de deux attaques simultanées, menées par les rebelles ADF, qui ont prêté allégeance au groupe État islamique, dans la province du Nord-Kivu.

Une mise en application difficile

Alain Djaté est le porte-parole de Unicef Kinshasa et selon lui, s'il y a des avancées législatives pour garantir les droits des enfants, la mise en application reste difficile, surtout dans les zones en conflit.

Il donne l'exemple de "la loi sur la protection de l'enfance, la gratuité de l'enseignement pour garantir l'éducation..." tout en rappelant "qu'il y a plusieurs autres lois, toute une batterie de lois qui sont là pour protéger l'enfant".

Pour Alain Djaté "la plus grosse partie qui reste à faire, c'est surtout la mise en application. Ça c'est un gros problème, d'autant plus que le pays est grand et qu'il faut s'assurer que l'information arrive jusqu'à l'entité la plus basse. La plus grosse difficulté demeure dans les parties qui sont exposées aux conflits. Là, il faut effectivement monitorer, à chaque fois, pour s'assurer que les droits ne sont pas bafoués, que ces lois ne sont pas violées par les parties en présence dans les conflits. C'est très difficile, surtout pour des conflits qui durent depuis pratiquement trente ans".

La Journée de l'enfant est donc une occasion pour l'Unicef et ses partenaires d'appeler les États à renforcer leurs engagements, afin que chaque enfant, fille ou garçon, puisse grandir, apprendre et s'épanouir dans un environnement sûr.