Guinée : les craintes des familles d′opposants en prison | Afrique | DW | 29.01.2021
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Afrique

Guinée : les craintes des familles d'opposants en prison

Oumar Sylla a été condamné à onze mois de prison tandis que des responsables de l’UFDG en détention attendent toujours leur procès.

La contestation contre le troisième mandat de Condé a fait des dizaines de morts.

La contestation contre le troisième mandat de Condé a fait des dizaines de morts.

L’opposant Oumar Sylla, alias Fonike Mangue, membre du Front national pour la défense de la Constitution, a été condamné ce jeudi (29.01) à onze mois de prison par le Tribunal de première instance de Mafanco. Ce leader du front contre le troisième mandat d'Alpha Condé a dénoncé un procès politique.

Hawa Dian Doukoure, épouse d’Oumar Sylla est très amère aprés la condamnation de son mari."La justice Guinéenne me déçoit tous les jours un peu plus", dit-elle.

Pour Hawa Dian Doukoure, les chefs d’accusation ont été modifiés.

"Ils ont donné encore d’autres chefs d’accusation qui n’ont pas été défendus lors du jugement. Les faits ont été changés au tribunal de Mafanco. Ils en ont ajouté d’autres en condamnant Oumar Sylla à onze mois d’emprisonnement. Je n’ai pas de mots, je suis déçue." 

Après le verdict, les avocats d’Oumar Sylla ont déclaré à la presse qu’ils vont faire appel.

"C'est insoutenable ..."

Pendant ce temps, les responsables de la formation politique dirigée par Cellou Dalein Diallo ne connaissent toujours pas la date de leur jugement.

Écouter l'audio 01:32

Écoutez le reportage de Bangaly Condé.

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Maimouna Diallo, l’épouse de Chérif Bah, l’un des vice-présidents de l’UFDG, indique que la Guinée recule tous les jours en matière de démocratie.

"C’est vraiment insoutenable pour les membres de sa famille. Aucune procédure n’a été respectée, à commencer par leur arrestation. Et depuis qu’ils sont en prison, ça fait trois mois maintenant, le pouvoir fait trainer l’affaire", confie Maimouna Diallo très attristée.

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Dans une déclaration publiée mercredi (27.01), les Nations unies, à travers leur représentant en Afrique de l’Ouest, invitent les autorités de Conakry au respect des procédures judiciaires et des droits de l’homme.

Pour Amnesty Afrique de l'ouest et Afrique centrale Oumar Sylla est un "prisonnier d'opinion".