Faut-il faire payer la Grèce à tout prix ? | Europe | DW | 08.03.2012
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Europe

Faut-il faire payer la Grèce à tout prix ?

Le débat est lancé entre les partisans de l'orthodoxie budgétaire et ceux qui réclament plus de place pour la relance. En Grèce les mesures d'économies plongent une part croissante de la population dans la précarité.

ARCHIV - Die Nachbildung einer antiken Statue ohne Kopf steht am 09.08.2004 auf der Akropolis in Athen. Die griechische Regierung hat am Freitag (24.02.2012) das offizielle Angebot zum Schuldenschnitt an die Banken und andere private Geldinstitute gemacht. Das entsprechende Dokument wurde vom Ministerrat gebilligt. Foto: Stylianos Axiotis dpa +++(c) dpa - Bildfunk+++

Griechenland Schuldenschnitt

Est-ce que la règle d'or du zéro déficit imposé au forceps par Berlin au reste de l'Europe vaut qu'on mette la Grèce et sa population à genoux ? Faut-il enfin pousser ce pays profondément européen au bord de la catastrophe politique que représenterait l'arrivée au pouvoir d'un parti populiste ? La réponse est non. Ni la Grèce ni l'Europe ne méritent un pareil traitement.

Car il est impossible d'envisager un redressement économique du continent en se reposant uniquement sur des coupes budgétaires qui touchent toujours les mêmes et sans envisager de sérieuses mesures pour la relance. Aucun gouvernement pas plus que la Commission européenne n'ont été à ce jour en mesure de mettre sur la table des plans pour relancer la machine qui étouffe, à l'image de la population grecque, sous le poids des mesures d'austérité. Un terme souvent utilisé dans la presse mais qui dissimule de plus en plus mal la souffrance des populations.

A health worker shouts slogans during an anti-austerity rally in Athens February 23, 2012. Doctors and health workers joined the wave of public anger on Thursday, launching a 24-hour strike over pay cuts and calling a protest outside the Health Ministry. REUTERS/Yiorgos Karahalis (GREECE - Tags: BUSINESS POLITICS CIVIL UNREST HEALTH)

Manifestations le mois dernier devant le Parlement d'Athènes pour protester contre les coupes sociales

"Ne plus rembourser"

La restructuration de la dette de la Grèce est, quoi qu'on en dise, la plus grande de l'histoire. Avec 107 milliards d'euros de créances qui ne seront jamais remboursées, la Grèce arrive loin devant l'Argentine dont la faillite, à la fin des années 90, avait ébranlé le monde. Avec une différence toutefois : la Grèce n'est officiellement pas en faillite puisque les créanciers privés font la queue au guichet afin de se déclarer volontaires pour renoncer à plus de 50% de l'argent qu'ils ont prêté.

Ne pas rembourser ses dettes, c'est donc ce que réclame le Comité grec contre la dette en s'appuyant sur une notion de droit international qui indique qu'un État doit assurer le bien être de sa population avant celui de ses créancier.

C'est ce qu' explique Georgios Mitralias, une figure du Comité grec contre la dette. Celui-ci commence par revenir sur la situation sociale du pays.

Bild eines Baby, das 29.02.2012 geboren ist Wann: 27.02.2012 Wer: Johann Wilhelm Nicolai Jost von Wistinghausen Photografin: Yi Lu (freier Mitarbeiter)

En Espagne, 200 à 300 000 enfants auraient été retirés à leur mère à leur naissance entre 1936 et la fin des années 80

Trafic d'enfants

C'est un scandale qui secoue l'Espagne depuis plusieurs mois : pendant plusieurs décennies, des bébés ont été volés à leurs parents puis revendus. Entre 200 000 et 300 000 bébés auraient été arrachés à leurs mères pour alimenter un incroyable trafic d'enfants. Ce trafic a commencé pendant la guerre civile en 1936 et s'est poursuivi jusqu'à la fin des années 80.

Les bébés étaient enlevés à des jeunes filles mineures ou des mères célibataires, à qui on faisait croire à la mort de leur enfant juste après l'accouchement. Depuis quelques mois, les langues se délient et aujourd'hui, des milliers de personnes adoptées, les « bébés volés », cherchent à savoir dans quelles conditions elles ont été recueillies. Enfin, puis des femmes veulent savoir ce qui est arrivé à leur bébé.

C'est un reportage d'Henry de Laguérie.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Elisabeth Cadot

Écouter l'audio 12:30
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12:30 min

Le magazine européen consacré cette semaine aux souffrances sociales en Grèce

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