En Guinée, Ibrahim Kassory Fofana épingle le FNDC | Afrique | DW | 08.10.2020
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Afrique

En Guinée, Ibrahim Kassory Fofana épingle le FNDC

Le Premier ministre et directeur de campagne du président Condé estime que le FNDC n'est pas représentatif. Ce mouvement conteste le troisième mandat du d'Alpha Condé.

Des affiches de la campagne électorale de la présidentielle en 2015 à Conakry

Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo s'affrontent une nouvelle fois à la présidentielle

Le Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana s'exprime à une dizaine de jours de la présidentielle prévue le 18 octobre 2020 en Guinée. Directeur de campagne du président sortant Alpha Condé, il qualifie le Front national de défense de la Constitution (FNDC) de "groupuscule de gens sans identité". 

Dans l'entretien qu'il a accordé à la DW, le Premier ministre critique le mouvement de contestation du troisième mandat en affirmant que la démocratie s'exprime dans les urnes et que le FNDC n'est pas représentatif. 

Lire aussi → La tension en Guinée déborde sur les pays voisins

A l'approche de cette élection cruciale, les Nations unies ont demandé mercredi (07.10.2020) aux candidats de s'abstenir de tout discours de haine ethnique susceptible d'entraîner des violences, faisant part de leur inquiétude à l'égard d'une situation "extrêmement dangereuse" dans le pays.

Écouter l'audio 00:56

Ibrahima Kassory Fofana : "Ils ne sont pas représentatifs"

Plus de 5 millions d'électeurs voteront le 18 octobre. Alpha Condé brigue de manière controversée un troisième mandat.

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, et la Conseillère spéciale par intérim pour la prévention du génocide Pramila Patten ont dénoncé "les appels de plus en plus nombreux à la division sur une base ethnique", dans un communiqué commun. Elles ont demandé à tous les candidats de "s'abstenir de toute provocation ou d'excès de langage qui pourraient entraîner des violences ou des discriminations".

Le président Alpha Condé, 82 ans, au pouvoir depuis 2010 et candidat à un troisième mandat controversé, et son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, s'accusent mutuellement d'attiser les tensions intercommunautaires, dans ce pays de 13 millions d'habitants où l'appartenance ethnique est considérée comme un facteur de vote déterminant.