En Afrique du Sud, le nouveau président de l′ANC pas connu avant lundi après-midi | Afrique | DW | 18.12.2017
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Afrique

En Afrique du Sud, le nouveau président de l'ANC pas connu avant lundi après-midi

Le congrès de l'ANC a pris du retard ce week-end. Les délégues du parti ont finalement débuté le vote dimanche soir mais les résultats ne seront pas connus avant ce lundi après-midi, au mieux.

Les délégués du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994, ont voté toute la nuit de dimanche à lundi pour élire le successeur du président Jacob Zuma. Une élection capitale pour le parti et peut-être même l'avenir du pays, puisque le candidat choisi pourrait prendre la tête du pays l'an prochain. Ce week-end seuls deux candidats ont finalement été désignés : l'actuel vice-président Cyril Ramaphosa et Nkosazana Dlamini Zuma, ex-patronne de l'Union africaine (UA) et ancienne épouse et ancienne épouse de Jacob Zuma. 

Les 4776 délégués autorisés à voter devaient le faire dès ce dimanche, avant que le vote ne soit finalement reporté à lundi ... et que ce report soit lui-même annulé et que le vote débute. Les résultats ne seront connus, au mieux, qu'à partir de ce lundi midi. Mais le décompte des voix, et d'éventuels recomptages, pourraient prendre du temps, reportant l'annonce du résultat dans l'après-midi ou lundi soir. Un retard à l'image des débats qui ont marqué la réunion depuis son coup d'envoi samedi. L'ambiance de campagne, serrée et très animée, s'est transformée en de longs débats sur place. 

Deux candidats bien armés

Les deux candidats sont au coude à coude, même si Cyril Ramaphosa, ancien syndicaliste reconverti en richissime homme d'affaires, aurait une petite avance sur le papier. "C'était le préféré de Nelson Mandela", explique Marianne Séverin, politologue et chercheuse associée au laboratoire "Les Afriques dans le Monde" (LAM) de Science Po Bordeaux. Cette spécialiste de l'Afrique du Sud et plus particulièrement du leadership du Congrès national africain raconte que Nelson Mandela aurait voulu Cyril Ramaphosa comme vice-président. "Mais il n'était pas un pur produit de l'ANC et il s'est donc retiré pour se lancer dans les affaires". Une expérience qui lui donne aujourd'hui de nombreux soutiens dans le monde des affaires.

Mais en face de lui, Nkosazana Dlamini Zuma peut aussi compter sur un large réseau. "Depuis 1999, le président Thabo Mbeki l'imagine comme la première femme d'Afrique du Sud. Il savait qu'elle en était capable", raconte Marianne Séverin. "Elle a fait ses armes en étant l'architecte de l'Union africaine, par exemple". Mais Nkosazana Dlamini Zuma est aussi l'ex épousse de Jacob Zuma, empetré dans plusieurs scandales de corruption. 

Le choix de l'ANC s'annonce déterminant pour son avenir. Le parti est en perte de vitesse depuis plusieurs années, affaibli par la crise économique et les accusations de corruption qui visent Jacob Zuma. L'ANC avait déjà un sérieux revers aux élections locales de 2016. "Notre échec à régler les problèmes a commencé à peser sur notre mouvement", a d'ailleurs déclaré samedi M. Zuma dans son discours d'adieu de chef du parti.