Des migrants expulsés des États-Unis attendus en RDC
16 avril 2026
Ce premier groupe de migrants arrive à Kinshasa à un moment où les États-Unis sont fortement impliqués dans la recherche d’une solution à la crise qui secoue l’est de la RDC, où l’armée congolaise affronte les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda.
Ces migrants devraient être accueillis à Kinshasa. Si leur nombre reste limité selon plusieurs sources, des organisations de la société civile appellent néanmoins à plus de clarté et d’encadrement de cette opération.
L’ONG Justicia Asbl insiste notamment sur la nécessité de garantir des conditions d’accueil transparentes et respectueuses des droits humains. Son président, Timothée Mbuya, estime que des précisions sont indispensables avant toute mise en œuvre.
"Nous estimons que les gouvernements congolais et américain devraient simplement surseoir à cette opération, voire l’annuler, car le Congo n’est pas prêt, pour le moment, à accueillir ces personnes", affirme-t-il.
Manque de transparence
La Nouvelle Société civile du Congo exprime surtout des préoccupations liées au manque de transparence et de communication autour de cet accord.
Elle appelle les autorités à mieux informer l’opinion publique sur les modalités de ce partenariat, notamment en ce qui concerne le statut des personnes concernées, les conditions de leur séjour et les mécanismes d’encadrement prévus.
Son coordonnateur national, Jonas Tshiombela, insiste sur la nécessité d’une plus grande clarté afin d’éviter toute incompréhension.
Selon lui, "en principe, la RDC ne doit pas être un champ d’expérimentation des politiques migratoires internationales. Aujourd’hui, ce sont les États-Unis… et demain, qui d’autre" ?
Par ailleurs, la RDC n’est pas le seul pays africain concerné par ce type d’arrangements migratoires. D’autres États, comme le Ghana, le Cameroun, l’Ouganda ou encore le Rwanda, ont déjà accepté d’accueillir des migrants étrangers refoulés des États-Unis, dans des cadres de coopération bilatérale.