Début d′année périlleux pour la Côte d′Ivoire | Afrique | DW | 02.01.2011
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Afrique

Début d'année périlleux pour la Côte d'Ivoire

Toujours pas de solution en vue pour régler la crise politique qui secoue la Côte d'Ivoire depuis le scrutin présidentiel fin novembre. Une nouvelle médiation internationale est attendue à Abidjan lundi.

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Laurent Gbagbo démarre l'année le sourire aux lèvres

"Nous n'allons pas céder" a lancé Laurent Gbagbo dans ses voeux retransmis le jour de la Saint Sylvestre par la télévision d'Etat RTI. Une facon de rejeter on ne peut plus clairement l'ultimatum de son rival, Alassane Ouattara, qui lui avait donné jusqu'au 31 décembre, minuit, pour quitter le pouvoir sans être inquiété. Alassane Ouattara a lui aussi adressé ses voeux à la nation ivoirienne, promettant une année 2011 en rupture avec les "dix années de souffrance, de pauvreté et de mort" du régime Gbagbo. En attendant, son quartier général, établi dans l'hôtel du Golf à Abidjan, est sous la menace d'une intervention à "mains nues" des partisans du président sortant, chauffés par les appels du leader des jeunes patriotes Charles Blé Goudé.

L'Onuci en position délicate

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Le QG d'Alassane Ouattara est notamment protégé par l'Onuci

Laurent Gbagbo a par ailleurs demandé une nouvelle fois à l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire de quitter le pays, l'accusant d'avoir tirer sur des civils. Une accusation formellement démentie par la mission onusienne mais qui ne restera sans-doute pas sans effet. Le bilan des violences post-électorales est d'au moins 170 morts, selon l'Onu qui pointe, elle, la responsabilité du pouvoir en place. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon s'est dit alarmé par les informations faisant état de violations extrêmes des droits de l'homme dans le pays. L'Onuci, a-t-il précisé, est chargé d'empêcher de nouvelles atrocités tout en enquêtant sur celles qui ont déjà été commises. Il a également réaffirmé la volonté de la communauté internationale de tout faire pour trouver une solution pacifique à la crise politique.

La médiation de la dernière chance ?

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Le président béninois Boni Yayi à Abidjan le 28 décembre

Pourtant, les chances de réussite de la nouvelle médiation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest semblent minces. Les présidents du Bénin, Boni Yayi, du Cap-Vert, Pedro Pires et de la Sierra Leone, Ernest Koroma sont attendus lundi dans la capitale économique. Rejoints par le Premier ministre kenyan Raila Odinga, dépêché par l'Union africaine, ils tenteront, ensemble, de pousser Laurent Gbagbo vers la sortie. La Cédéao a cependant averti qu'elle envisageait déjà le recours à la force en cas d'échec. Le Premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro, a quant à lui parlé de "dernière chance" pour Laurent Gabgbo. Enfin, l'organisation Amnesty International a appelé la Cédéao à priviligier la protection et la défense des droits de l'Homme dans sa médiation en Côte d'Ivoire.

Auteur : Konstanze von Kotze
Edition : Mulay Abd'el Aziz

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