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Afrique

Vers une mission onusienne en Centrafrique?

Des tirs d'armes automatiques, de roquettes et de grenades ont à nouveau été entendus à Bangui. Des tirs qui surviennent au lendemain d'un appel du président tchadien Idriss Déby à l'ONU.

Les opérations pour sécuriser Bangui se poursuivent

Les opérations pour sécuriser Bangui se poursuivent

Le Président Tchadien a demandé aux Nations Unies d'aider la Centrafrique à sortir de la crise qu'elle traverse depuis des mois. Selon Idriss Deby Itno, les soldats français et ceux de la misca trop peu nombreux, ne pourrons pas à eux seul ramener l'ordre et la sécurité dans le pays. Il faudrait donc que l'ONU donne les moyens et les hommes nécessaires pour un retour à la normale.

Le Tchad dans une position ambigüe

Le chef d'Etat tchadien demande par ailleurs aux nouvelles autorités centrafricaines d'engager des discussions avec les ex rebelles seleka. Alors que sur le terrain, les soldats tchadiens continuent d'être accusés de soutenir l'ex rébellion, cette intervention d'Idriss Deby Itno laisse perplexe. Pour Michel Galy politologue et professeur de géopolitique à l'Institut des relations Internationales à Paris, la position de N'Djamena sur la crise centrafricaine reste ambigüe:

« Au fond il protège un des deux camps, la seleka. Et par ailleurs Idriss Deby, il voit bien que tout le monde est débordé. Tant les français de Sangaris, que la Misca et les tchadiens et donc on va vers ce que François Hollande demandait, la transformation de la Misca et dans une certaine mesure la force sangaris en force onusienne. Au fond demander une force onusienne c'est reconnaitre à demi-mot l'échec des forces africaines et donc quelque part l'échec du Tchad. Mais tout le monde sait en même temps que le rôle du Tchad est central dans la résolution de la crise centrafricaine. »

Selon le président tchadien Idriss Dedy Itno l'intervention de l'ONU est désormais nécessaire

Selon le président tchadien Idriss Dedy Itno l'intervention de l'ONU est désormais nécessaire

L'insécurité persiste

Sur le terrain en Centrafrique, actuellement ce sont surtout les anti balaka qui sont dans le viseur des forces étrangères, si le gouvernement a entamé des discussions avec une partie de la milice, l'autre partie serait visiblement impliquée dans les échanges de tirs de ce matin.

De sources militaires ces tirs opposeraient des soldats de la force africaine Misca à des miliciens anti-balaka. Des miliciens qui se sont retranchés dans des quartiers proches de l'aéroport. Depuis mardi il semble que la situation était tendue, en raison de protestations de petits groupes de manifestants qui dénonçaient les opérations contre les miliciens anti-balaka. C'est dans ce contexte qu'un convoi humanitaire est attendu ce soir à Bangui.

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