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Vu d'Allemagne

Une question d'honneur

Deux personnalités font la Une de la presse du jour : le patron du SPD, Sigmar Gabriel, réélu jeudi à la tête du parti. Et l'ancien président fédéral Christian Wulff, jugé à Hanovre pour trafic d'influence à Hanovre.

Sigmar Gabriel réélu à la tête du SPD au congrès de Leipzig (est)

Sigmar Gabriel réélu à la tête du SPD au congrès de Leipzig (est)

Sigmar Gabriel a obtenu 83,6% des voix, un score bien inférieur à ceux réalisés lors des congrès précédents, note la Süddeutsche Zeitung. Le leader social-démocrate a endossé, avec l'ex-candidat du parti Peer Steinbrück, la responsabilité du mauvais résultat des législatives du 22 septembre. Mais dans le même temps, Sigmar Gabriel s'est positionné en négociateur pour former un gouvernement avec les conservateurs d'Angela Merkel et a appelé les militants à faire preuve de réalisme et de pragmatisme.

Die Welt revient sur la principale motion votée lors du congrès de Leipzig, qui ouvre la porte à de futures alliances avec le parti de la gauche radicale Die Linke. La coalition entre SPD, Die Linke et les Verts n'est qu'une question de temps, peut-être même avant 2017, affirme le journal tout en déplorant cette ouverture : Die Linke, qui tire son origine de l'ex-parti unique de la RDA, n'a pas surmonté son histoire et continue de minimiser les crimes de cet État autoritaire.

À propos du procès de l'ancien président allemand, la Frankfurter Allgemeine Zeitung estime que Christian Wulff n'était pas à sa place à la plus haute fonction de l'État, mais que dans d'autres circonstances, cela serait probablement passé inaperçu.

Le procès de Christian Wulff s'est ouvert jeudi à Hanovre

Le procès de Christian Wulff s'est ouvert jeudi à Hanovre

L'ex-président aurait eu plusieurs occasions de s'expliquer sur les reproches qui lui étaient adressés, mais il s'est pris les pieds dans le tapis. Maintenant que le procès a commencé, Wulff est prêt à se battre. Et il est fort possible qu'à la fin, ce soit la justice qui ait l'air bête.

On peut comprendre que Christian Wulff se batte car il en va de son honneur, souligne die tageszeitung. Toutefois ce ne sont pas les circonstances de sa démission qui sont jugées à Hanovre, mais la question de savoir s'il s'est rendu coupable de trafic d'influence. Même un non-lieu ne changerait rien au fait que Christian Wulff n'avait plus sa place à la tête de l'État fédéral. Car le président a bidouillé, esquivé des questions justifiées. Et surtout, il n'a pas pu dissiper l'impression qu'il utilisait son mandat politique pour s'offrir une vie confortable. Si Christian Wulff avait démissionné tout de suite, au lieu d'attendre l'ouverture d'une procédure judiciaire, cela aurait évité l'impression, fausse, d'un acharnement médiatique contre lui.

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