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Afrique

Une page se tourne au Nigeria

Le président sortant, Goodluck Jonathan a reconnu sa défaite à la présidentielle, la plus serrée de l'histoire du pays. Des milliers de personnes sont descendus dans la rue pour fêter la victoire de Muhammadu Buhari.

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"Il a toujours dit que son passé est loin derrière lui. C’est là mes doutes." (Robert Kappel est chercheur à GIGA)

Même battu à la présidentielle, le président sortant Goodluck Jonathan est considéré comme un héros par l’opposition pour avoir vite reconnu sa défaite. Un « fair-play politique » qui n’est pas toujours évident sur le continent. « On a toujours eu la crainte qu'il ne reconnaisse pas sa défaite mais il restera un héros pour l'avoir fait. La tension va retomber » a déclaré Lai Mohammed, porte-parole du parti de Buhari, le All Progressive Congress, APC.

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Des milliers de personnes dans la rue, fêtent déjà la victoire de l'opposant, Muhammadu Buhari

Muhammadu Buhari s'est dit tôt dans l’après midi très confiant dans sa victoire à la présidentielle. Selon les décomptes de l'agence Reuters, l'ex-général aurait remporté le scrutin avec plus de 15 millions de voix contre 13 millions pour le président sortant Goodluck Jonathan. De nombreux Nigérians redoutent pourtant des violences comme en 2011, lorsque des affrontements avaient fait un millier de morts après l'annonce de la victoire de Goodluck Jonathan.

Qui est Muhammadu Buhari?

Muhammadu Buhari a été déjà président du Nigeria grâce à un coup d’Etat militaire en 1983. Il avait dirigé le pays d'une main de fer de 1983 à 1985 avant d'être chassé du pouvoir par un autre putsch dirigé par le général Ibrahim Babangida. Et sa reconversion en démocrate convainc difficilement. Robert Kappel est chercheur à l'Institut pour les études africaines, GIGA à Hambourg:

« Il a toujours dit que son passé est loin derrière lui. C’est là mes doutes. Mais j’ai l’espoir que l’opposition va résister s’il essayait d’établir une sorte de dictature militaire même de moindre envergure. Si les troubles devaient augmenter dans le pays parce que les perdants vont contester les résultats, alors il est possible que le nouvel homme établisse de nouveau un couvre-feu et mette en place une espèce de régime militaire. Le risque existe. »

Candidat malheureux lors des quatre dernières présidentielles, il a fait de la lutte contre Boko Haram l'un de ses grands thèmes de campagne. Sa réputation d'homme à poigne a séduit une large partie de l'électorat, qui accuse le gouvernement sortant de n'avoir pas su les protéger du groupe islamiste radical.

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