1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Trafic transfrontalier dans le Sud libyen

Officiellement fermées, les frontières du Sud libyen laissent passer quotidiennement un flot d'hommes et de marchandises. Une porte ouverte pour tous types de trafic qui pose aussi un problème sécuritaire.

Le désert libyen près de Ghadames, à la frontière avec l'Algérie et la Tunisie

Le désert libyen près de Ghadames, à la frontière avec l'Algérie et la Tunisie

Depuis une décision du Congrès général en décembre 2012, les frontières du Sud libyen sont fermées. En réalité, ces zones, aux mains des révolutionnaires touaregs, de l'Algérie au Niger, et des Toubous, du Niger au Soudan, sont aussi poreuse qu'une passoire.

Farine, huile, essence - fortement subventionnées par Tripoli - quittent la Libye pour être vendues au Tchad, au Niger ou en Algérie. Les armes prennent le même chemin. Dans le sens inverse, transitent l'alcool, les drogues et les travailleurs migrants.

Des tentes d'Al-Qaïda

Au milieu de ces trafics, passent aussi un autre type d'hommes, ravis de pouvoir profiter de l'immensité du désert libyen et des lacunes sécuritaires. Hassan Massafer, membre de la brigade 206 d'Oubari, à l'ouest de Sebha, la capitale du Sud libyen, raconte :

« Nous sommes allés dans le désert il y a environ deux mois. Et nous avons vu, pour la première fois, des tentes d'Al-Qaïda. Nous les avons vues ! Dans le désert à Isseyne.»

Le Libyen assure avoir envoyé un rapport au gouvernement, qui lui aurait répondu :

« Ne fais rien, tu ne les vois pas, tu ne les regardes pas ».

L'immensité du désert est un refuge pour les groupes terroristes

L'immensité du désert est aussi un refuge pour les groupes terroristes

Un gouvernement qui ordonne de ne pas voir et qui ne soutient pas les brigades chargées des frontières, ce discours revient à chaque rencontre avec les tribus du Sud. Ayoub Zaroug, chef du conseil local de Sebha, a reçu une délégation de gardes-frontières début septembre. Il résume la situation :

« Ils sont venus pour me dire, me rapporter, que la situation est misérable là-bas…. Ils n'ont même pas un abri où vivre. Ils ne reçoivent même pas de salaire. Il faut un soutien du gouvernement, il faut des 4X4, et parfois même des avions ! »

Associer les tribus

Sans salaire et avec des conditions de travail et de vie difficile, certains gardes-frontières prennent parfois leur part dans les trafics. Toubous et Touaregs le reconnaissent à demi-mot. Pour Abdulkader Ouaili, député de Sebha, la solution passe donc par une prise en charge des frontières au niveau national :

« Nous devons créer une force qui sera formée à partir de toutes les tribus. Pas comme maintenant. Ce n'est pas sûr.»

Mais une force nationale pourrait-elle être suffisante ? Beaucoup demandent aujourd'hui une intervention internationale.

La rédaction vous recommande

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !