1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Soudan du Sud : le spectre de la guerre civile

Le président Salva Kiir a proposé une trêve aux insurgés, mais ce dimanche, le gouvernement accuse l'ex-vice président, Riek Machar de mobiliser dans son "Armée blanche" des milliers de jeunes miliciens dans le Jonglei.

Opération d'évacuation des réfugiés au Soudan du Sud

Opération d'évacuation des réfugiés au Soudan du Sud

Les deux rivaux, le président Salva Kiir et l'ex-vice-président, Rieck Machar, ont accepté le principe de pourparlers, mais aucune date n'a été fixée. Sous la pression internationale, le président Salva Kiir a fait un pas en avant, en proposant aux insurgés un cessez-le-feu immédiat. Le gouvernement s'est également engagé à libérer huit des onze reponsables politiques accusés de tentative de coup d'Etat. L'un des ministres de Juba a cependant souligné que l'armée gouvernementale se tenait prête à attaquer Bentiu, principal bastion des forces rebelles si Rieck Machar refusait cette main tendue. De son côté, Riek Machar n'acceptera aucun cessez-le-feu tant que tous ses alliés ne seront pas libérés.

Le président Salva Kiir propose un cessez-le-feu immédiat

Le Président Salva Kiir propose un cessez-le-feu immédiat

Ce dimanche, alors que les combats semblaient faiblir, la tension est remontée d'un cran. Le gouvernement de Salva Kiir accuse Riek Machar de mobiliser près de 25 000 jeunes miliciens de l'ethnie Lou Nuer dans l'Etat de Jonglei. Cette "armée blanche", seraient prête à attaquer à tout moment. Le porte-parole des rebelles, Moses Ruai Lat, n'a pas démenti la présence de forces hostiles au gouvernement dans le Jonglei. Il a en revanche nié qu'il s'agissait de Lou Nuer mobilisés par Riek Machar.

Le porte-parole de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), Joseph Contreras affirme qu'à ce stade, il n'y a aucune preuve "de coordination entre les forces militaires anti-gouvernementales menées par l'ex-vice-président et ces larges groupements de jeunes armés". Il a cependant confirmé, sur la base de vols de reconnaissance de l'ONU, la présence de miliciens armés, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Bor, la capitale du Jonglei.

Les pays d'Afrique de l'Est et de la Corne de l'Afrique réunis au sein de l'organisation régionale Igad (Autorité intergouvernementale sur le développement) ont donné jusqu'à mardi aux deux parties pour entamer des pourparlers de paix et stopper les combats. Mais la médiation ne semble pas à l'ordre du jour.

La rédaction vous recommande

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !