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Afrique

RDC : le mouvement rebelle M23 destitue son chef politique

Le président Jean-Marie Runiga a été destitué de ses fonctions. Le commandement militaire du Mouvement du 23-Mars lui reproche entre autre d'avoir détourné des fonds pour appuyer des activités illégitimes.

Jean-Marie Runiga, le 11 juillet 2012 à Bunagana

Jean-Marie Runiga, le 11 juillet 2012 à Bunagana

Selon le commandement militaire du M23, Jean-Marie Runiga a démontré son incapacité à conduire la vision du Mouvement du 23-Mars et à mettre en œuvre son programme politique. Jean-Marie Runiga aurait offert de manière illégitime de l'espace politique à des personnes inconnues du Mouvement, et permis à ces personnes de semer troubles et divisons dans l'espace contrôlé par le M23. C'est ce que confirme le porte-parole officiel du M23, Bertrand Bisimwa, qui fait allusion-là au général de brigade Bosco Ntaganda auquel s'est rallié Jean-Marie Runiga :

DRC Rebellenführer Jean Bosco Ntaganda

Jean Bosco Ntaganda dans son uniforme de l'armée (photo d'archive, juin 2010)

« Jean-Marie Runiga a utilisé les finances du mouvement pour appuyer des activités de recrutement militaire et politique au profit des ces groupes qui étaient dirigés par Bosco Ntaganda, cela dans l'objectif de pouvoir déstabiliser l'espace qui est contrôlé par le M23... Nous disons que les négociations de Kampala doivent se poursuivre et que le M23 soutiendra l'accord qui sera issu de ces négociations. »

Une "scission simulée" ?

Dimanche dernier, à Rutshuru dans le nord-est de la RDC, des combats ont opposé des partisans du général Sultani Makenga, chef militaire du M23, à ceux de Jean-Marie Runiga, son chef politique, auquel s'est allié le général Bosco Ntaganda, un officier dissident de l'armée congolaise recherché par Kinshasa et la Cour pénale internationale. Ces affrontements, ont fait au moins dix morts parmi les rebelles et 6 parmi les civils.

Les divergences au sein du mouvement porteraient notamment sur l'accord-cadre signé dimanche dernier à Addis Abeba par tous les chefs d'États de la région pour garantir la paix dans cette région.

Gepräche über die Lage im Kongo in Kampala

Participants aux discussions de Kampala (de g. à dr.) : les présidents du Kenya, Mwai Kibaki, de la RDC, Joseph Kabila, et de l'Ouganda, Yoweri Museveni

L'analyse du vice-président et porte-parole de la société civile au Nord-Kivu, Omar Kavota :

« Il s'agit là d'une mascarade ! Voilà le M23 qui est engagé dans les pourparlers aujourd'hui à Kampala, qui doit signer également des engagements pour s'auto-dissoudre et qui, pour distraire l'opinion nationale et internationale, est en train de jouer à simuler une scission. Il s'agit là d'un piège dans lequel on risque de tomber en présumant que le M23 s'est scindé alors que c'est là une facon de constuire un autre groupe qui se dira non concerné par les engagements de Kampala et de ce fait poursuivre la lutte armée ! »

Plusieurs autres membres de la société civile ont eux aussi exprimé leurs craintes que les divisions et les scissions au sein du M23 ne viennent encore compliquer la situation et renforcer les violences dans le pays.

Le vice-président du M23 remplace Jean-Marie Runiga jusqu'à la tenue prochaine d'un congrès du mouvement où l'on nommera un nouveau responsable politique du Mouvement.

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