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Afrique

Les réfugiés à l'étroit en Tanzanie

Les sept plus grands camps de réfugiés dans le monde se trouvent en Afrique de l'Est. Ensemble, ils accueillent plus de 1,1 million de personnes. Dans le camp de Nyarugusu, en Tanzanie, la situation est problématique.

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Le camp de Nyarugusu dépassé par l'afflux de réfugiés burundais.

Avec la crise au Burundi, le camp de Nyarugusu, dans le nord-ouest de la Tanzanie, arrive à ses limites. "Depuis le mois d'avril nous recevons de plus en plus de réfugiés", explique Sospeter Boyo, coordinateur du programme des réfugiés pour le ministère tanzanien de l'Intérieur. "Nous avons eu des problèmes en matière d'approvisionnement en eau, de santé et d'éducation sur le site. Nous avons finalement dû fermer les écoles pour y accueillir et installer des réfugiés." Avant la crise, le camp de Nyarusugu comptait déjà près de 60.000 Congolais enregistrés depuis 1997 suite à la guerre civile au Congo.

Délocaliser les réfugiés

En octobre dernier, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés, le HCR, a commencé, après des négociations avec le gouvernement tanzanien, à réinstaller 50.000 Burundais dans deux autres camps, dont celui de Nduta, dans l'est de la Tanzanie. Parmi eux, Eveline Kwizera : "Au Burundi, la situation est très mauvaise. Il n'y a pas la paix, des gens sont tués. Par conséquent, nous n'avons aucun espoir d'y retourner. Nous espérons que nous allons pouvoir reconstruire nos vies n'importe où ailleurs. Nous ne voulons pas être renvoyés là-bas".

Conflits entre Congolais et Burundais

La délocalisation des réfugiés vers d'autres camps a également résolu les problèmes interculturels. Depuis plusieurs mois, les résidents se plaignent en effet de conflits entre Congolais et Burundais. Cultures différentes, langues différentes, utilisation d'armes, augmentation de la criminalité : cette ascension de l'insécurité a attiré l'attention du ministre tanzanien de l'Intérieur, Tony Lazer. Il a appelé à la dénonciation des coupables lors d'une visite au camp de Nyarugusu. Jamal Nimbona, réfugié burundais, en est désolé : "Chez nous, il y a aussi les Burundais avec un mauvais caractère, qui volent et s'en prennent aux autres. Il y en a aussi qui traversent la frontière, commettent des exactions et retournent au Burundi. S'il vous plaît ne condamnez pas tout le monde à cause des actes isolés de deux ou trois personnes". Si la situation ne s'améliore pas, beaucoup de ces réfugiés pourraient vouloir tenter leur chance en Europe ou aux Etats-Unis.

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