La Syrie sur la « liste de la honte » | International | DW | 12.06.2012
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International

La Syrie sur la « liste de la honte »

Un rapport de l'ONU accuse le gouvernement syrien d'utiliser des enfants comme boucliers humains au cours de leurs opérations contre les rebelles. Mais l'Armée syrienne libre est aussi pointée du doigt.

Dans un rapport publié mardi (12 juin 2012), l'ONU accuse les troupes syriennes de torturer et d'exécuter des enfants. Le rapport précise que des enfants âgés de moins de 8 ans ont été utilisés comme "boucliers humains" au cours de raids militaires. Certains ont été assassinés ou arbitrairement arrêtés, d'autres encore sont victimes de violences sexuelles.

Pour l'organisation onusienne, le gouvernement syrien est l'un des pires sur sa liste annuelle "de la honte" ; cette liste de la honte classe chaque année les protagonistes des pays en conflit où des enfants sont tués, torturés, et forcés de combattre.

Les Nations unies accusent également l'Armée syrienne libre (ASL) d'enrôler et d'utiliser des enfants ayant au moins 17 ans. Toutefois, au niveau du commandement de cette armée, qui regroupe les opposants à Bachar al-Assad, tous nient les faits.

Syrien Demonstration Kinder

Selon l'ONU, les enfants sont souvent utilisés comme "boucliers humains"

Ce rapport qui vient d'être publié rentre dans le cadre du plan de paix proposé à la Syrie par Kofi Annan et la Ligue arabe. Et les faits qui y sont mentionnés ont été commis avant la tuerie de Houla le 25 mai dernier. Pour rappel, cette tuerie avait fait 108 morts, dont 49 enfants.

Selon l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch, ce sont 1.176 enfants qui ont été tués depuis février 2011, date du début du conflit en Syrie. D'ailleurs, cette ONG, dont le siège est à New York, a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de geler les avoirs et d'interdire de voyage les dirigeants syriens.

Plus précisément, Jean-Marie Fardeau, directeur de Human Rights Watch en France, pense que le Conseil de sécurité doit saisir la Cour pénale internationale afin d'augmenter la pression contre tous les responsables des crimes de guerres en Syrie.

Auteur : Ramata Sore (avec AFP)
Édition : Philippe Pognan

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