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Afrique

La force du G5 Sahel validée par l'Onu

Le Conseil de sécurité a adopté ce mercredi à l’unanimité une résolution qui encourage le déploiement d’une force du G5 Sahel. Mais la résolution, initiée par la France, n’autorise pas l’usage de la force.

Écouter l'audio 03:19

" 5 000 hommes à soutenir, ce n’est pas au dessus de nos forces si on sait réfléchir, parce que c’est d’abord notre problème " (Moussa Mara)

Pourtant, le premier draft de la résolution soumis par Paris il y a deux semaines suggérait au Conseil de sécurité de l’ONU d’accompagner le déploiement de cette force. Et surtout de rendre robuste son mandat en l'autorisant à user de la force si nécessaire. Cette option a été finalement rejetée par les Etats-Unis qui n’en ont pas vu l’utilité. La question reste donc de savoir si la mise en place de cette force africaine de 5 000 hommes, sans mandat de l’ONU, peut-elle être efficace ? Voici le point de vue de l’ancien Premier ministre du mali, Moussa Mara, par ailleurs président du parti Yelema, qui signifie « Changement » en Bambara, l’une des langues parlées au Mali:

"Il faut que les pays membres du G5 Sahel fassent au moins l’effort d’identifier les sources de financement alternatives. Donc, c’est nous qui devront sécuriser nos territoires. Et pour sécuriser nos territoires, c’est nous qui devrons mettre nos forces et donc c’est nous qui devront chercher au moins en partie le financement pour cela. Les pays sont certes faibles et pauvres. Mais 5 000 hommes à soutenir, ce n’est pas au dessus de nos forces si on sait réfléchir, si on sait aussi faire des efforts sur nos budgets pour soutenir la force, parce que c’est d’abord notre problème."

L'ancien Premier ministre Moussa Mara demande aux dirigeants africains du G5 Sahel de financer eux-mêmes ce contingent

L'ancien Premier ministre Moussa Mara demande aux dirigeants africains du G5 Sahel de financer eux-mêmes ce contingent

Vers un éventuel financement de l’ONU

La résolution adoptée demande à Antonio Guterres de rendre compte des « défis rencontrés et de possibles mesures à prendre en considération ». En clair, cette formulation laisse entrevoir un éventuel financement de cette force conjointe africaine, selon plusieurs experts. Rappelons que le 5 juin dernier, l’Union Européenne a promis de débloquer une enveloppe de 50 millions d’euros dédiée au financement du déploiement du contingent, dirigé par l’ancien chef d’état major de l’armée malienne, le général Didier Dacko. Mais, selon des diplomates, les Etats-Unis et le Royaume-Uni rechignent à débloquer des fonds onusiens à l'opération. Principal contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Washington souhaite serrer drastiquement les cordons de la bourse depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump. Aussi, la résolution précise-t-elle qu'une conférence des donateurs sera organisée "rapidement" tout en relevant néanmoins qu'il "incombe aux pays membres du G5 Sahel de donner à leur force les ressources dont elle a besoin".   

 

   

 

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