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Afrique

Guerre et droits de l'homme au Mali

Avec la guerre qui se déroule dans le nord du Mali, les défenseurs des droits d'homme se montrent de plus en plus préoccupés. Ils redoutent surtout une aggravation des exactions à l'encontre des populations civiles.

Et c'est pour éviter justement une dégradation de la situation des droits de l'homme au Mali surtout dans la partie nord du pays que la FIDH, la Fédération internationale des droits de l'Homme, et l'AMDH, l'Association malienne des droits de l'Homme, tirent la sonnette d'alarme. Elles demandent au Conseil de sécurité des Nations unies, l'envoi sur place d'une mission d'observation qui sera chargée de contrôler la situation sur le terrain et de relever toutes les atteintes aux droits de l'homme. Dans un communiqué qu'elles viennent de publier, ces deux organisations disent également redouter d'éventuelles représailles à l'encontre des communautés soupçonnées de soutenir les islamistes et autres groupes rebelles en guerre contre l'Etat malien. Florent Gel, responsable du bureau Afrique de la FIDH : « On craint que l'armée malienne ou des groupes et milices, dans un esprit de vengeance, ne s'attaquent directement à des populations notamment  les touarègues, soupçonnées de soutenir les rebelles. Pour l'instant ce ne sont que des craintes. Aucun cas d'attaque ou d'exaction ne nous a été jusque là rapporté. »

Ansar Dine Kämpfer in Mali

Les islamistes sont accusés de violations des droits de l'homme au Mali

La CPI entre en jeu

La FIDH et l'AMDH se félicitent par ailleurs de l'annonce par la Cour pénale internationale d'une enquête sur les crimes présumés commis sur le sol malien depuis le début de l'insurrection rebelle en janvier 2012 : « Nous avons des témoignages sur des crimes commis au nord notamment des crimes sexuels de la part du Mujao, dans un camp d'entrainement. Ainsi que des mutilations, des exécutions sommaires. Tous ces faits seront transmis à la CPI qui vient d'ouvrir une enquête. Si au cours des combats,  des responsables de ces mouvements étaient arrêtés, ils seront remis à la CPI afin d'être jugés. »

Pour la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, il existe une base  raisonnable pour croire que des meurtres, mutilations et attaques intentionnelles contre des biens protégés ont notamment été commis au Mali surtout dans les régions sous contrôle des islamistes et autres mouvements rebelles.

Au plan humanitaire enfin, l'archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo, a demandé ce vendredi, l'ouverture immédiate de couloirs humanitaires pour permettre d'envoyer des aides aux populations privées de nourriture et de médicaments.

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