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International

Dilma Rousseff sur la sellette

La présidente brésilienne pourrait bien être destituée fin avril ou début mai, si le Sénat en décide ainsi. Les députés de la chambre basse du parlement brésilien ont donné leur accord.

Décidément, l'avenir s'assombrit pour Dilma Rousseff. La présidente brésilienne pourrait bien être destituée fin avril ou début mai, si le sénat en décide ainsi. Les députés de la chambre basse du parlement brésilien ont en tout cas déjà donné leur accord, à une large majorité, pour obliger la cheffe de l'Etat à quitter ses fonctions.

Au Sénat de décider

Il faudra maintenant réunir, d'ici au 11 mai, une majorité simple de 41 sénateurs sur 81 pour écarter la présidente pendant au plus trois mois du pouvoir. Ce laps de temps correspondrait au procès qui lui serait fait devant le Sénat, où Dilma Rousseff devrait répondre de corruption. On lui reproche par ailleurs d'avoir minoré délibérément le déficit public pour assurer sa réélection en 2014. Le chef du parti des travailleurs, celui de Dilma Rousseff, veut croire que la situation va s'arranger pour la présidente. José Guimaroes.

« La Chambre basse a fait la part belle aux partisans du coup d'Etat, mais la lutte continue. Nous allons lancer un processus de mobilisation sociale et parler avec le Sénat. Nous sommes convaincus que le Sénat éliminera toute velléité des partisans de ce coup d'Etat initié par quelqu'un sans morale. »

Brasilien Abstimmung Amtsenthebung Dilma Rousseff in Brasilia

Durant le vote à l'Assemblée

Une chance pour l'économie

La destitution pourrait pourtant être une chance pour l'économie du pays, d'après Robert Halver. Il dirige l'analyse financière au sein de la banque Baader, et n'hésite pas à recourir à la métaphore pour s'en expliquer :

« Pour le Brésil, on peut dire que le moment le plus sombre est celui qui précède l'aube. Si Madame Rousseff devait être destituée, le Brésil aurait une chance formidable - peu importe qu'elle doive rendre compte de faits de corruption et de manipulation des finances publiques. Cela permettrait surtout de rattraper ce qu'elle n'a pas réussi ces dernières années, comme de profiter des prix hauts des métaux pour construire l'industrie brésilienne. Un nouveau président pourrait reprendre les choses en main. »

Michel Temer l'intérimaire

C'est le vice-président Michel Temer qui devrait assurer l'intérim, mais il n'est pas très connu, donc pas très populaire. D'autant que son nom circule aussi dans le scandale Petrobras, affaire de corruption qui risque de coûter son poste à Dilma Rousseff, mais également dans des affaires de pots-de-vin, de financement occulte de campagne électorale de 2014 etc.

Or, le Brésil traverse une période de récession économique, avec un chômage qui explose, tout comme l'inflation tandis que le PIB est en plein recul / chute libre ?. Sans oublier les crises politiques et institutionnelles qui viennent ébranler le pays, (dont les élites au pouvoir, majoritairement blanches et riches, ne représentent pas l'ensemble de la population brésilienne, mais se perpétue).
Le mode de scrutin complexe oblige les partis politiques à des alliances bancales qui se font et se défont au gré des intérêts particuliers des dirigeants plus que des convictions idéologiques.

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