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Afrique

Davantage d'Allemands au Mali... pour la France

Pour délester l'armée française qui a beaucoup à faire contre Daech, la Bundeswehr va prendre le relais dans certaines missions où la France est engagée, dont la Minusma, la mission de l'ONU au Mali.

Écouter l'audio 02:08

"Nous n'avons pas de problème avec l'Allemagne" (Nouhoum Togo)

Tous les Etats membres de l’Union européenne ont répondu favorablement à la demande d’assistance formulée par la France au lendemain des attentats qui l’ont frappée. Et si, pour l’instant, rien de concret n’a réellement été décidé, les apports de chaque État seront réglés dans des discussions bilatérales. Berlin envisage de délester la France sur le front militaire, dans le cadre d’opérations à l’étranger – et notamment au Mali.

Soulager la France

La France n’a pas précisé la nature de l’aide qu’elle attend de ses voisins européens, dans sa lutte contre le groupe "Etat islamique".

Von der Leyen besucht Soldaten in Mali

Ursula von der Leyen lors d'une visite de troupes au Mali, en février 2014

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, s’est entretenue avec son homologue français, dont il est ressorti que Paris espère surtout un renforcement de la coopération déjà existante avec Berlin. En fait, en invoquant la clause de défense mutuelle des États de l’UE lorsque l’un d’entre eux est attaqué, la France espère avoir les coudées franches pour intensifier ses frappes en Syrie, mais aussi pour pouvoir disposer de ses propres effectifs militaires en cas de besoin, sur son territoire national.

L’Allemagne pourrait par exemple prendre le relais de soldats français dans certaines missions, comme au sein de la Minusma au Mali, pour que les Français puissent être redéployés ailleurs. Ursula von der Leyen, ministre allemande de la Défense :

"Nous allons renforcer notre engagement là-bas. Et pour la France, cela représente un soulagement très important pour son armée en Afrique de l’ouest."

Mali Bundeswehr in Koulikoro

Au camp de l'EUTM, à Koulikoro

La résolution du Bundestag prévoit que jusqu’à 350 soldats puissent participer à la mission européenne de l’EUTM au Mali. Pour l’instant, ils sont 200. Le Parlement allemand avait mis jusqu’à 150 soldats allemands à disposition de l’ONU pour la Minusma ; en ce moment, ils sont neuf seulement.

Bonne nouvelle pour les Maliens?

Le renforcement des effectifs allemands au Mali est salué par Nouhoum Togo, ancien conseiller du ministère malien de la défense et membre du parti PDES de l’ancien président Amadou Toumani Touré.

"Pour moi en tant que Malien, nous traversons une crise de confiance avec la France. Le Malien lambda pense que la France n'est pas très honnête avec nous dans la coopération. Avec l'Allemagne, nous n'avons pas d'arrière-garde, l'Allemagne ne nous a pas colonisés. Nous n'avons pas de problème avec l'Allemagne. La population sera enchantée d'accepter l'arrivée des Allemands sur l'étendue du territoire national. Je pense que c'est une très bonne chose."


Des armes pour les rebelles kurdes

L’Allemagne prévoit aussi de renforcer son soutien aux Peshmergas, sous la forme de livraisons d’armes à ces rebelles kurdes qui luttent en Irak et en Syrie, à la fois contre le régime de Bachar al-Assad et contre le groupe "Etat islamique". Pas question en revanche pour l’Allemagne de participer à des frappes aériennes en Syrie. La France n’a par ailleurs pas réclamé la présence de troupes étrangères en soutien sur son propre territoire.

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