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Afrique

Burkina : reflexions autour d'une charte de la transition

L'opposition et la société civile ont commencé jeudi à plancher sur une "charte de la transition". Quant au lieutenant-colonel Isaac Zida, l'actuel homme fort du pays, il dit ne rien vouloir précipiter.

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Le lieutenant-colonel Isaac Zida avec le Mogho Naba

Le délai de 15 jours imposé lundi dernier par l'Union africaine au Burkina Faso pour parvenir à une transition civile "n'engage que" l'organisation panafricaine, a affirmé jeudi le lieutenant-colonel Isaac Zida, l'actuel homme fort du pays, sans toutefois exclure de passer le relais plus rapidement. "Le délai qu'on nous a imposé n'est pas véritablement une préoccupation pour nous", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse ce jeudi à Ouagadougou. "Si demain nous avons une personnalité consensuelle, nous n'allons pas attendre l'UA", a-t-il lancé. L'Union africaine avait menacé lundi le Burkina Faso de sanctions si les militaires, qui se sont emparés du pouvoir vacant après la démission forcée du président Blaise Compaoré le 31 octobre, ne remettaient pas le pouvoir aux civils dans les deux semaines.

Westafrikanische Präsidenten fordern zivile Regierung in Burkina Faso 05.11.2014

La CEDEAO tout comme l'Union africaine maintiennent la pression sur les militaires au pouvoir à Ouagadougou

Charte de la transition

Par ailleurs, une commission réunissant des représentants de l'opposition, de la société civile et des chefs traditionnels et religieux, va élaborer une charte qui définira "les différents organes de la transition et les qualités de la personnalité qui sera choisie pour la diriger"

Mercredi soir, négociant sous l'égide de trois présidents ouest-africains, les acteurs de la crise se sont accordés sur "la formation d'un gouvernement de transition pour une période d'un an" et "l'organisation d'élections présidentielle et législatives d'ici novembre 2015", selon le communiqué final des pourparlers.

En revanche, les représentants des forces armées, des partis politiques, de la société civile, des chefs religieux et traditionnels ont échoué à s'entendre sur une personnalité pour diriger la transition.

Des noms pour diriger la transition

Si très peu d’informations filtrent pour le moment sur le choix de celui qui assurera la transition, on évoque toutefois des noms comme celui de Augustin Loada professeur de droit et de sciences politiques et directeur du Centre pour la gouvernance démocratique à Ouagadougou ou celui du fondateur du Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples, Zougmoré Chryzogone, ou encore celui de Jean Baptiste Natama l’actuel chef de cabinet de la présidente de la Commission de l’Union Africaine.

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