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Afrique

Bangui saisit officiellement la CPI

La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a saisi la Cour pénale internationale. Elle demande l'ouverture d'une enquête sur les crimes les plus graves commis dans le pays depuis deux ans.

Séléka ou anti-balaka, tous sont responsables d'exactions selon l'Onu

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C'est la ministre centrafricaine de la Justice Isabelle Gaudeuille qui l'a annoncé ce matin: Catherine Samba-Panza a saisi la CPI le 30 mai pour « poser un acte clair et fort contre l'impunité ». Elle demande donc officiellement à la procureure de la CPI d'enquêter sur la situation en RCA depuis le 1er août 2012. Une période qui correspond aux premières émeutes anti-Bozizé et à la création de la Séléka, qui avait ensuite renversé le président centrafricain en mars 2013. Raison invoquée : le piteux état du système judiciaire centrafricain, qui ne s'est pas encore remis des violences successives dans le pays.

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, veut lutter contre l'impunité

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Fatou Bensouda avait déjà ouvert une enquête préliminaire en février dernier, mais selon le militant des droits de l'homme Brice Kapayen, également membre du Conseil national de transition, la CPI doit maintenant aller plus loin:

« Nous voulons que la CPI déclare qu'une enquête s'ouvre officiellement sur les crimes en Centrafrique depuis 2012 et que la machine judiciaire soit mise en marche pour rechercher, trouver, arrêter et traduire devant la justice les auteurs de ces crimes. »

Des exactions dans les deux camps

L'enquête préliminaire ouverte le 7 février par la procureure de la CPI couvre la période entre mars 2013 et mai 2014. Elle vise d'une part l'ex-rébellion Seleka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, et d'autre part les milices chrétiennes anti-balaka. Une

première mission de la CPI s'est d'ailleurs rendue à Bangui

en mai dans le cadre de cette enquête.

L'Onu a elle aussi dépêché des enquêteurs qui ont rendu leur rapport au Conseil de sécurité la semaine dernière. Un rapport dans lequel ils accusent les deux parties d'être responsables d'exactions à travers le pays, des exactions qui ont fait des milliers de morts et entraîné la fuite de centaines de milliers de Centrafricains.

Trêve footballistique

Sur le terrain politique, la réconciliation piétine, malgré le

plan d'urgence

annoncé la semaine dernière par la présidence et l'opération de désarmement volontaire organisée dimanche.

La République centrafricaine est-elle vraiment menacée de partition ?

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L'appel du ministère de la réconciliation à déposer les armes s'est soldée par un échec, aussi bien dans les quartiers musulmans que dans les quartiers chrétiens de Bangui.

Au point que le Premier ministre recourt à un ultime argument: la Coupe du monde de football. André Nzapayéké a demandé cet après-midi à ses compatriotes de respecter une trêve pendant le Mondial qui s'ouvre demain au Brésil. Un geste qui montre le désespoir du gouvernement, selon Thierry Vircoulon, de l'International Crisis Group:

« Il est clair que l'opération de désarmement volontaire n'a mené à rien, le gouvernement n'est pas en contrôle de la situation sécuritaire dans Bangui. Il fait preuve d'imagination en appelant à une trêve footballistique, mais il est peu probable que cela fasse sens pour les gens qui ont des armes là-bas. »

Reste à espérer que les nombreux jeunes dans les milices armées soient sensibles à cet appel. C'est du moins à eux que s'est adressé en priorité André Nzapayéké.

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