Yémen : vers une réforme constitutionnelle ? | International | DW | 10.03.2011
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International

Yémen : vers une réforme constitutionnelle ?

Face à la contestation qui gronde depuis des semaines au Yémen, le président Ali Abdullah Saleh a proposé ce jeudi une réforme de la constitution pour une séparation claire des pouvoirs législatif et exécutif.

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Des manifestants anti-gouvernementaux s'en prennent à une affiche du président

S'il avait fait cette annonce il y a deux mois, cela aurait fait de lui un héros du monde arabe. Aujourd'hui, alors que des jeunes campent sur la place de l'université depuis le 21 février, le président Ali Abdullah Saleh semble simplement vouloir gagner du temps. C'est devant des milliers de partisans dans un stade de football de la capitale que le président s'est exprimé, on l'écoute.

« Voilà comment les choses doivent se passer. Un comité constitué de l'actuel Parlement, du conseil consultatif et de personnalités sera chargé de rédiger une nouvelle constitution. Elle devra garantir la séparation des pouvoirs. Elle sera soumise au peuple par référendum avant la fin de l'année. »

Jemen Demonstration

Les manifestants réclament depuis des semaines la démission du président

En d'autres termes, Saleh l'autocrate, au pouvoir depuis 32 ans, propose une transition vers un système parlementaire. Ce sont les députés élus par le peuple qui devront choisir le futur président. En outre, les différentes régions du pays pourront davantage participer à la vie politique. Des réformes qui doivent intervenir rapidement, selon le président.

« Le nouveau système parlementaire et un gouvernement élu qui prendra toutes les décisions politiques doivent être en place à la fin de l'année, au plus tard début 2012. »

Jemen Protest

Rouge, blanc, noir, les couleurs du drapeau yéménite

Problème : Saleh ne veut pas abandonner le pouvoir. Il entend rester président jusqu'à la fin de son mandat, en 2013. Commentaire de l'opposition, dans la rue depuis la fin du mois de janvier: c'est trop peu et cela vient trop tard. Selon eux, le président ignore le changement du cours de l'histoire au Proche-Orient. Saleh a anticipé les protestations de l'opposition dans son discours.

« Mon initiative, qui s'appuie sur des propositions antérieures, sera, j'en suis certain, rejetée par l'opposition. »

Face à l'entêtement d'Ali Abdullah Saleh, l'opposition, auparavant divisée, s'unit dans le pays le plus pauvre du monde arabe. Après la mort par balle de deux personnes mercredi lors de manifestations, ils poursuivent leur mouvement de contestation en scandant « Saleh doit partir ».

Auteurs : Elise Cannuel, Ulrich Leidholdt
Edition : Aude Gensbittel

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