Victimes de la crise | Europe | DW | 19.03.2009
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Europe

Victimes de la crise

Bruxelles cherche à coordonner une politique sociale au niveau européen afin de venir en aide aux populations les plus durement frappées

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Comment atténuer les répercussions sociales de la crise économique ? C’est le sujet d’un rapport qui va être examiné lors du Conseil de l’Union européenne qui se tient cette semaine à Bruxelles. Un rapport qui s’intéresse plus particulièrement aux groupes les plus fragiles face à la crise´comme par exemple les familles monoparentales, les travailleurs précaires ou les étrangers.

En Espagne, la crise a pris une tournure dramatique. Le pays subit en effet le contrecoup de son extrême dépendance à la construction immobilière. L'effondrement actuel du BTP a fait grimper le chômage à un taux record de 14%, soit le double de la moyenne européenne. Chiffre plus inquiétant encore, dans ce pays où la solidarité familiale prend souvent le relais d’une protection sociale défaillante, on recense près de 800 000 familles où tous les membres sont sans-emplois.

Cette situation s’illustre bien entendu par des drames personnels, à commencer par la faillite de milliers de PME, des sous-traitants qui travaillaient pour de grandes entreprises de constructions et qui se retrouvent obligés de mettre la clef sous la porte, quasiment du jour au lendemain. C’est ainsi le cas de Paul Ababei, un entrepreneur d’origine roumaine qui a entamé une grève de la fin depuis le 3 mars pour récupérer les impayés que lui doit une grande entreprise du bâtiment.

Un reportage de Francois Musseau.

Le Royaume Uni de son côté est en train de s’apercevoir que les premières victimes de la récession sont les femmes, notamment celles qui sont à la tête de familles monoparentales, très nombreuses dans ce pays. En effet, lors des récessions précédentes le chômage touchait surtout les hommes, mais cette fois, la situation est différente car les femmes sont de plus en plus nombreuses à travailler, qui plus est dans des secteurs qui sont les plus durement atteints par la crise.

A Londres, Muriel Delcroix.