Une nouvelle coalition annoncée à Pau pour pacifier le Sahel | Afrique | DW | 14.01.2020
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Afrique

Une nouvelle coalition annoncée à Pau pour pacifier le Sahel

Le sommet de Pau a redéfini les engagements militaires dans le Sahel dans le cadre d'une alliance dénommée : "Coalition pour le Sahel". Les chefs d’État du G5 Sahel ont aussi appelé Paris à poursuivre son engagement.

Écouter l'audio 02:30

"Nous avons priorisé la nécessité de mener le combat contre EIGS dans la zone des trois frontières“ (Roch Marc C. Kaboré)

La principale décision prise à Pau par les chefs d’État est la création d’une coalition dénommée : "Coalition pour le Sahel“.

Cette nouvelle entité censée regrouper toutes les initiatives futures et déjà opérationnelles dans la région - notamment le G5-Sahel, la force française Barkhane composée de 4.500 hommes ainsi que le futur groupement de forces spéciales, baptisé Takouba ("sabre de bois" en langue tamashek).

Détruire le cœur du djihadisme

La création de la "Coalition pour le Sahel" est donc une volonté affichée des pays de réadapter les dispositifs militaires à la nouvelle donne pour être plus efficaces, c'est en tout cas ce qu'affirment les chefs d’État dans la déclaration de Pau.

“Le second point sur lequel on s’est mis d’accord est de renforcer la capacité des armées nationales. Le partage des renseignements reste également la clé de voûte du succès de nos combats sur le terrain“, a déclaré pour sa part Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso.

En attendant la mise en œuvre de ces décisions, les chefs d’État vont concentrer immédiatement leurs efforts militaires dans la zone des trois frontières.

C'est-à-dire aux confins des territoires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, une zone où se sont multipliées les attaques ces derniers mois.

La principale cible identifiée sera le groupe "Etat islamique dans le grand Sahara" (EIGS), toujours selon Roch Marc Christian Kaboré.

"C’est là qu’il y a eu les attaques les plus atroces qui ont été constatées. Nous avons priorisé la nécessité de mener le combat contre l'EIGS dans la zone des trois frontières de façon fondamentale“.

Pour ce faire, la France va envoyer un bataillon supplémentaire de 220 hommes pour renforcer les dispositifs déjà présents dans le Sahel.

Les clarifications d’Emmanuel Macron

Le sommet de Pau a été aussi l’occasion pour le président Emmanuel Macron de clarifier l’engagement de la France en Afrique.

"Pourquoi la France est au Sahel ? Une question souvent évoquée", s’est demandé le président Macron avant de répondre en ces termes :

"C’est pour deux raisons simples : la première, elle a été maintes fois rappelée, c’est la lutte contre le terrorisme. Et la deuxième, c’est que nous sommes là pour permettre aux États sahéliens d’assumer leur pleine souveraineté sur leurs territoires…"

Le président français a aussi jugé "indignes", les discours hostiles à la politique française en Afrique : "les discours que j’ai pu entendre ces dernières semaines sont indignes. Ils sont combattus avec beaucoup de fermeté par vos dirigeants et je les remercie. Ils sont indignes parce qu’ils servent aussi d’autres intérêts“.

Il a été aussi décidé à Pau d’accélérer le retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés.

Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal, au Mali. Les chefs d’État ont également déclaré  à Pau vouloir accroître et coordonner leurs efforts en vue d’une solution rapide au chaos en Libye.

 

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