Une marée noire qui fait voir rouge | International | DW | 30.04.2010
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International

Une marée noire qui fait voir rouge

La mobilisation continue contre la marée noire, aux Etats-Unis. Barack Obama a beau promettre qu'il fera tout pour endiguer la catastrophe, il se trouve en porte-à-faux avec ses récentes intentions sur l'off-shore.

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Des milliers de barrages flottants, des tentatives d'incendies localisés, la mobilisation de 6000 soldats de la Garde nationale, de la marine nationale, des moyens aériens… Depuis l'accident survenu il y a dix jours sur une plate-forme de forage, le dispositif mis en place pour endiguer la propagation de la nappe est impressionnant. Le flot de pétrole qui se déverse dans la mer représente environ 800 000 litres par jour. Les autorités ont d'ailleurs déclaré la marée noire « catastrophe nationale ». Et Washington précise que c'est à BP, l'entreprise qui exploitait le site, de rembourser l'ensemble des frais colossaux. L'action de l'entreprise a déjà perdu 10% de sa valeur en bourse, et une action de groupe a été engagée contre elle pour négligence par les éleveurs de crevettes de Louisiane. A en croire la chaîne ABC, la plate-forme « Deepwater Horizon » ; celle en cause actuellement, aurait manqué de mécanisme d'urgence :

« Deepwater Horizon n'était pas équipée d'un système de contrôle à distance qui aurait permis de boucher le puits.»

USA Ölpest an der Küste

L'année dernière, BP était parti en croisade contre un renforcement des mesures de sécurité sur les lieux d'extraction off-shore. Par ailleurs, rappelons que l'entreprise BP avait déjà eu des problèmes, en 2005, suite à l'explosion d'une raffinerie à Texas City, qui avait fait 15 morts et 170 blessés. BP avait dû payer 179 millions de dollars de dédommagement. En 2006, l'entreprise avait également été impliquée dans une affaire de pollution en Alaska.

Les secteurs de l'agriculture, de la conchyliculture et du tourisme pourraient directement pâtir de cette vague de pollution, en Louisiane, donc, mais aussi dans le Mississipi, l'Alabama et la Floride. Sans oublier les dégâts environnementaux qu'évoque Christian Busseau, de Greenpeace :

« Ça va prendre des semaines de nettoyer cette nappe. Mais il faut quand même essayer d'enlever le plus de pétrole possible de la nature, car plus il en reste et plus les dégâts sur les écosystèmes peuvent être dévastateurs sur le long terme. »

Barack Obama Gipfel Unternehmer

Cette marée noire tombe d'autant plus mal pour Barack Obama que le président venait de proposer d'assouplir un moratoire de 1969 sur l'extraction en eaux profondes, une concession aux républicains, très décriée chez les démocrates. L'affaire ne va pas en rester là. Hier, un député démocrate a appelé les patrons des cinq plus grandes compagnies pétrolières du pays à venir discuter avec le Congrès, entre autres, de la politique énergétique...

Ironie du sort ou spéculation voulue, toujours est-il que le prix du baril de brut a fortement progressé à la bourse de New York entre mercredi et jeudi.


Auteur: Sandrine Blanchard
Edition: Yann Durand

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