Transformation locale du coton : l′énorme potentiel pour l′industrie textile africaine | ACTUALITÉS | DW | 08.10.2020
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

ACTUALITÉS

Transformation locale du coton : l'énorme potentiel pour l'industrie textile africaine

La filière cotonnière est à l'origine d'une part très importante des recettes d'exportation des pays producteurs, mais ceux-ci transforment très peu localement leur production de fibre. Ils ne valorisent pas non plus suffisamment les coproduits de la graine. Un véritable manque à gagner pour la création de valeur ajoutée et d'emplois.

Écouter l'audio 12:31

La journée mondiale du coton (le 7 octobre de chaque année) est instituée par les Nations unies depuis 2019, à la demande du groupe africain de négociation à l'organisation mondiale du commerce dénommé Groupe Coton-4 (constitué du Bénin, du burkina Faso, du Mali et du Tchad) pour célébrer l'or blanc. C'est aussi l'occasion pour réfléchir sur l'avenir de la filière et surtout les problèmes liés à la transformation locale des fibres et des graines. Cette journée coïncide cette année avec le mois du consommons local dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest.
Cette filière est à l'origine d'une part très importante des recettes d'exportation de la plupart des pays producteurs. 

Au Togo, elle contribue, selon les années entre 30% et 40% des recettes en fonction du niveau de production. Mais sur la chaine de valeur, moins de 3% du produit est transformé sur place. Une situation que le pays veut corriger en développant l'industrie textile.

Reportage à suivre dans la premère partie de la correspondante de la DW à Lomé, Elodie Amen. 

-------------------------------------------------------------------------

Avec une production record de 714 000 tonnes de Coton, le Bénin supplante pour la deuxième année consécutive le Mali et le Burkina Faso et maintient son rang de leader du secteur en Afrique. Avec ce volume le pays produit 315.000 tonnes de fibre. Mais la consommation locale de fibre ne dépasse pas 3.000 tonnes par an, l'équivalent d'à peine 1% de la production nationale. La quasi totalité est destinée à l'exportation. L'industrie textile demeure la grande absente dans le développement de la transformation locale. Mathieu Adjovi, président de l'association interprofessionnelle du coton au Bénin en parle dans la seconde partie.

Cliquer sur l'image pour écouter l'audio.