Traité d′Oslo, dix ans après les bombes à sous-munitions font toujours des victimes | International | DW | 31.07.2020
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Sécurité

Traité d'Oslo, dix ans après les bombes à sous-munitions font toujours des victimes

Ce 1er août, cela fera dix ans que le Traité d’Oslo interdisant l’utilisation des bombes à sous-munitions est entré en vigueur. Un traité que 107 Etats ont signé et 35 ratifié.

Syrie, Yémen, Ukraine… ces dernières années, les bombes à sous-munitions ont été utilisées à de nombreuses reprises dans plusieurs endroits du monde. En Afrique également.  

Il faut savoir qu’une bombe à sous-munitions se présente comme un conteneur, rempli de mini-bombes explosives. Largué par avion ou par voie terrestre, il s’ouvre en vol et libère les sous-munitions.  

Des victimes des bombes à sous-munitions en Afghanistan

Des victimes des bombes à sous-munitions en Afghanistan

Un danger à long terme

Ces bombes représentent un danger à long terme puisqu’il arrive qu’elles n’explosent pas quand elles touchent le sol. La raison : soit elles sont trop légères, soit le sol est trop meuble, soit un dysfonctionnement technique empêche l’explosion qui peut alors survenir par la suite à n’importe quel moment.  

C’est ce qu’explique Xavier du Crest de Villeneuve, directeur  France Handicap International, une organisation engagée dans la lutte pour l’interdiction de ces armes. Selon lui "jusqu’à 40% de ces armes qui n’explosent pas engendrent de très nombreuses menaces sur le long terme pour les populations locales. En 2018, les restes d’explosifs des armes à sous-munitions ont engendré 149 nouvelles victimes dans huit pays et un territoire... Au total, 26 pays et territoires sont encore contaminés par les restes de sous-munitions dans le monde".

Découverte de bombes à sous-munitions au Liban

Découverte de bombes à sous-munitions au Liban

Des avancées mais le combat se poursuit

L’Allemagne, la France, l’Italie ou encore le Royaume-Uni, qui ont signé la Convention d’Oslo, ont récemment détruit la totalité de leurs stocks. Mais le combat est loin d’être terminé pour empêcher l’usage des bombes à sous-munitions, même s’il y a des avancées. Xavier du Crest de Villeneuve. "Depuis l’entrée en vigueur de la convention d’Oslo, 35 Etats ont détruits leurs armes à sous-munitions et un million cinq cent mille stocks d’armes ont été détruits. Soit 179 millions d'armes à sous-munitions. Cela représente 99% de toutes les armes à sous-munitions déclarées par les Etats parties" explique t-il. 

La Chine, la Russie ou encore Israël figurent sur la liste des 16 pays au monde qui sont toujours considérés comme producteurs de ces armes.  

Certains pays comme les Etats-Unis, s’ils n’en produisent plus, en conservent tout de même d’importants stocks. D’où l’importance, selon les organisations miltantes, de continuer à réclamer la disparition de ce type d’armes. 

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