Theresa May, un échec personnel ? | International | DW | 07.06.2019
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International

Theresa May, un échec personnel ?

Theresa May démissionne après avoir échoué à faire voter l'accord sur la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne. Un échec personnel pour celle qui s'était pourtant montrée très confiante dès le départ.

Écouter l'audio 02:53

Theresa May : "J'ai négocié autant que je pouvais et c'est avec un grand regret que je n'ai pas pu atteindre ce but"

"Ceci est ma première participation et je suis ici avec un message très clair : le Royaume Uni va quitter l'Union européenne mais nous allons continuer à jouer entièrement notre rôle en attendant cette sortie et nous serons un partenaire fort et indépendant après notre sortie."

Ainsi s'exprimait Theresa May en octobre 2016. La Première ministre britannique, élue quelques mois plus tôt, participait à son premier sommet européen avec donc un message clair de sortie de l'UE. La suite, cela a été les négociations sur le Brexit pour trouver un accord avec l'Union européenne. Obtenir le meilleur accord possible, c'était la promesse faite par Theresa May.

"Le Brexit c'est le Brexit et nous allons y parvenir" avait-elle déclaré au début de l'année 2017. L'idée est que le Royaume-Uni en sortant de l'Union européenne quitte aussi l'union douanière. Mais les choses sont bien plus compliquées.

 

La question nord-irlandaise

Avec un Brexit dur, la frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande serait réintroduite avec le risque de voir resurgir les violences de la guerre civile, disparues depuis 1998. La solution, c'est donc ce qu'on appelle le Backstop.

Ce dispositif prévoit le maintien du Royaume-Uni dans l'union douanière même après le Brexit. Et ne rétablit donc pas de frontière en Irlande.

Mais Theresa May n'est pas d'accord dans un premier temps. Elle pense qu'il "vaut mieux ne pas avoir d'accord du tout que d'avoir un mauvais accord."

Mais la Première ministre finit par accepter le principe du Backstop. Or, fin 2018, elle essuie un refus du parlement, à moins de quatre mois de la date limite du Brexit, le 29 mars 2019.

 

"The clock is ticking"

"L'horloge tourne", rappelle Michel Barnier le négociateur en chef de l'Union européenne qui refuse tout amendement à l'accord déjà obtenu. Jean-Claude Juncker, le président de la commission de l'UE aussi se montre ferme : "C'est le seul accord qu'il puisse y avoir" avait-il laissé savoir.

Cette position est unanimement soutenue par les 27 autres membres de l'Union. Mais les discussions n'y ont rien fait. Theresa May sous pression dans son pays, y compris dans son propre camp conservateur, demande un nouveau report du Brexit.

Mais pour elle il est désormais impossible d'ignorer la réalité de l'échec. Theresa May, lors d'un mini-sommet de l'Union européenne admet avoir "un grand regret", celui de ne pas avoir réussi à atteindre ce but. Il y a donc pas moins de 11 prétendants pour prendre la succession là où Theresa May a échoué. Et l'horloge continue de tourner jusqu'au 31 octobre qui est la date fixée pour le Brexit, du moins pour le moment.

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