Stephanie Danzer, employée de zoo | Allemagne | DW | 12.05.2010
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Allemagne

Stephanie Danzer, employée de zoo

Jour après jour, elle regarde dans l’œil du tigre, observe les cornes du buffle ou caresse des chameaux. Non, Stephanie Danzer ne vit pas dans un pays exotique au bout du monde : elle travaille au zoo de Duisbourg.

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Stephanie Danzer

Six heures du matin, le réveil tire Stephanie Danzer du sommeil. Trop tôt à son goût. Elle n’est pas « du matin », mais elle est bien obligée de se lever car les animaux du zoo l’attendent. Et c’est sans doute l’amour qu’elle porte à ces bêtes qui fait qu’elle est d’aussi bonne humeur lorsqu’elle quitte la maison à sept heures moins le quart.

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Stephanie Danzer ne sait pas combien de kilos de nourriture elle transporte quotidiennement

Âgée de 37 ans, Stephanie Danzer a déjà passé plus de la moitié de sa vie dans les enclos du zoo de Duisbourg. C’est une femme grande et forte qui se sent à l’aise dans des vêtements légers et sportifs, ce qui convient parfaitement à son travail. Celui-ci consiste principalement à faire du nettoyage, une tâche fatigante et très éprouvante, mais la gardienne des animaux doit également porter de lourdes caisses de légumes – carottes, cèleri, choux, etc. – pour nourrir les bêtes.

Lire dans les yeux des animaux

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Le temps des câlins

Depuis le temps, Stephanie Danzer a appris à lire dans les yeux des animaux presque aussi bien que les romans policiers qu’elle dévore à une vitesse impressionnante. Cette qualité, qu’elle juge indispensable pour un gardien d’animaux, lui permet de communiquer à merveille avec ses protégés, que ce soient des oiseaux, des bisons, des porcs-épics ou des tigres de Sibérie. Il n’y a guère que les grues et les lions qui lui posent problème : « je suis pour eux une proie privilégiée », explique-t-elle.

Les animaux préférés de Stephanie Danzer sont les chameaux, même si elle a déjà été mordue par l’un de ses chouchous. Ce qu’elle aime chez eux, c’est qu’ils recherchent la proximité de l’homme : « On peut toucher les chameaux. Ils commencent vraiment à ronronner. Ils arrivent avec leur naseau et veulent qu’on les caresse ».

En Nouvelle-Zélande pour la coupe du monde de rugby

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Côte à côte

Stephanie Danzer préfère tout de même la proximité de son compagnon Andreas avec lequel elle aime bien câliner. Ils partagent tous les deux un appartement moderne, avec deux chats et un chien. Chez elle aussi, Stephanie a besoin de la présence des animaux. Elle les préfère même aux enfants et ne souhaite pas fonder sa propre famille. Son compagnon a déjà deux enfants adultes d’un premier mariage. Ils se sont rencontrés grâce à la moto, une passion qu’ils avaient en commun jusqu’à ce qu’Andreas soit atteint d’une maladie nerveuse il y a deux ans. La moto est désormais rangée à la cave. Andreas ne peut pas non plus travailler mais il aide sa compagne dans les tâches ménagères, lui prépare ses sandwiches du midi.

Maladie ou pas, pas question de rester à la maison jusqu’à la fin des temps. Stephanie Danzer a un projet : en 2011, elle veut emmener son homme en Nouvelle-Zélande pour la coupe du monde de rugby. Elle économise chaque centime pour ça et travaille trois après-midis par semaine dans une station-service. Peu importe si son compagnon est, en réalité, plutôt fan de football.

Auteur : Debarati Guha
Traduction : Anne Le Touzé
Edition : Konstanze von Kotze

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