Sommet européen : croissance ou austérité ? | Europe | DW | 28.06.2012
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Europe

Sommet européen : croissance ou austérité ?

Encore un sommet européen qualifié d'essentiel à Bruxelles. Ces derniers mois, de telles rencontres se sont succédées à un rythme de plus en plus rapide, en raison des énormes défis que doit relever l'Union européenne.

Sommet européen à Bruxelles

Sommet européen à Bruxelles

Cette fois encore, les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays de l'Union doivent essayer de renforcer l'intégration européenne avant tout sur le plan économique, mais aussi sur le plan politique. Pendant les deux journées de ce sommet, il y va de l'avenir de l'Euro et peut-être même de celui de l'Union européenne. Il est vrai que la crise que traverse l'Union européenne est la plus grave de son histoire. La monnaie unique, l'euro, ce grand projet qui devait cimenter l'intégration européenne risque d'éclater. Avec les dernières demandes d'aide de l'Espagne et de Chypre, ce sont cinq Etats - avec l'Irlande, le Portugal et la Grèce - qui seront bientôt dépendants du FESF, le Fonds européen de stabilité financière, ou plutôt du MES, le Mécanisme européen de stabilité qui doit très prochainement lui succéder.

Il reste des divisions entre la France et l'Allemagne

Il reste des divisions entre la France et l'Allemagne

En quoi consiste le Mécanisme européen de stabilité ?

Le MES est un fonds permanent d'aide d'une enveloppe totale de 700 milliards d'euros. Pour le plus gros de cette somme, il s'agit de cautions et de garanties auxquelles s'engagent les 17 Etats de la zone euro, et ce de manière irrévocable. Mais les Etats doivent aussi apporter 80 milliards de capitaux propres. Et l'Allemagne est le principal contributeur, à hauteur de 23 milliards d'euros. En fait, ce Mécanisme européen de stabilité, qui devrait fonctionner à partir de juillet, est censé devenir une organisation financière internationale, un peu comparable au Fonds Monétaire International à Washington.

Les marchés financiers restent agités

Les Européens sont en fait toujours divisés sur le fond du problème : la priorité à donner à l'austérité ou à la croissance. Et c'est sur ce point que les divisions au sein de l'Union apparaissent le plus clairement, notamment entre Berlin et Paris, malgré leur détermination commune annoncée mercredi soir à Paris à parvenir à un accord pour stimuler la croissance et assurer la stabilité de la zone euro.

Quel avenir pour l'euro, la monnaie commune ?

Quel avenir pour l'euro, la monnaie commune ?

En fait pour la chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, les choses sont relativement simples : chaque Etat a l'obligation d'assainir son budget, d'augmenter sa productivité et sa compétitivité. Et sur ce point l'Allemagne a des alliés au sein de la zone euro : avant tout les Pays-Bas, la Finlande et l'Autriche, et en dehors de la zone euro, la Suède. Mais à Paris, le nouveau président socialiste Francois Hollande donne la priorité au côté social dans sa politique des retraites, des emplois et du temps de travail. Cela grève évidemment le budget de l'Etat et ce n'est pas bien vu à Berlin. Mais le président francais sait qu'il a l'appui des pays du sud de l'Europe, l'Italie, l'Espagne ou le Portugal, qui trouvent aussi que trop d'économies et d'austérité entravent la croissance. C'est là le dilemme et le fond du problème que doivent résoudre les responsables européens.

En préparation à ce sommet, les présidents du Conseil européen Herman Van Rompuy , de la Commission José Manuel Barroso, de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et de la Banque Centrale Mario Draghi ont élaboré les bases d'une « véritable union économique et monétaire ». Mais le débat sur la mutualisation au moins partielle de la dette reste le point le plus délicat de ces deux journées de discussion à Bruxelles.