Soixante-trois témoins pour la défense de Jean-Pierre Bemba | Afrique | DW | 14.08.2012
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Afrique

Soixante-trois témoins pour la défense de Jean-Pierre Bemba

L'audition des témoins de la défense de Jean-Pierre Bemba a débuté. Il est jugé depuis novembre 2010 par la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis entre 2002 et 2003 en Centrafrique.

Jean-Pierre Bemba, à La Haye en décembre 2009

Jean-Pierre Bemba, à La Haye en décembre 2009

La parole est donc à la défense de Jean-Pierre Bemba, l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo. Au total, 230 heures d'audience ont été accordées pour faire entendre 63 témoins en tout. Premier à être appelé à la barre, mardi 14 août : Jacques Seara, un expert militaire français désormais retraité.

« Cet expert a déclaré que tous les commandements militaires étaient à charge des officiers centrafricains. Comme pour dire que Jean-Pierre Bemba et son armée n’étaient pas concernés par cette chaîne de commandement », observe Paul Nsapu, secrétaire général pour l'Afrique de la Fédération internationale des droits de l'Homme. Il suit ce procès depuis le début.

Wahlen im Kongo - Jean-Pierre Bemba

En 2006, lors de la campagne électorale en RDC

Voilà donc l'argument phare de la défense : le président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) ne contrôlait pas ses troupes lorsqu'elles ont commis viols, pillages et meurtres en République centrafricaine entre 2002 et 2003. Des troupes qui, pour rappel, étaient venues soutenir l'ancien président Patassé, alors confronté à un coup d'État.

« Bemba venait constamment à Bangui »

Un argument irrecevable, selon Bruno Gbiegba, avocat et membre de la Coalition centrafricaine pour la Cour pénale internationale :

« Tout le monde sait que pendant leur intervention, Bemba venait constamment à Bangui, pour leur rendre visite, pour leur donner des instructions. Et quand ces hommes avaient commis des exactions, la presse l’a relayé mais il n’a pas daigné les sanctionner. »

Après avoir fui la RDC suite à sa défaite à l'élection présidentielle de 2006, Jean-Pierre Bemba avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles, en vertu d'un mandat d'arrêt international. Son procès devant la Cour pénale internationale, en cours depuis novembre 2010, devrait encore durer un an, au moins. S'il est reconnu coupable, Jean-Pierre Bemba risque la prison à perpétuité.

Écoutez l'intégralité de l'interview de Bruno Gbiegba, avocat et membre de la Coalition centrafricaine pour la Cour pénale internationale.

Écouter l'audio 01:58
Now live
01:58 min

"Bemba est venu à la rescousse de l'ancien président Patassé. Et au cours de cette intervention, ses troupes ont commis des crimes graves"

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