Sévère rapport de la Cour des comptes sur les comptes 2018 en RDC | Afrique | DW | 22.11.2019
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Afrique

Sévère rapport de la Cour des comptes sur les comptes 2018 en RDC

L'organisme point du doigt de très nombreuses erreurs de gestion, des dépassements de budget ou encore de l'argent dépensé sans autorisation du parlement.

Écouter l'audio 02:04

Explications sur le rapport de la Cour des comptes

C'est un rapport très critique que vient de rendre la Cour des comptes en RDC. Rapport qui met en lumière de fautes de gestion de l'argent de l'Etat en 2018. Dans ce document remis à l'Assemblée nationale, elle pointe même du doigt un déficit de 140 millions de dollars. En cause : la présidence, la primature et même les ministères des Finances et du Budget pourtant chargés de contrôler les dépenses.

La Cour des comptes déplore le fait que les engagements des dépenses ont été supérieurs aux crédits budgétaires autorisés. Ces dépassements ont été constatés dans les institutions comme la présidence de la république, la primature et certains ministères clés qui ont consommé leurs crédits avec des dépassements de plus de 300%. 

Des dépenses de tous les jours trop importantes

Parlement de RDC

Si la Cour des comptes constate une faute de gestion, c'est au parlement de sanctionner

Pour Eric Tshikuma, journaliste et éditeur du magazine Economique Zoom-Eco, cela constitue une entorse de la loi sur les finances publiques. "D'après la Cour des comptes, il s'agit des dépenses courantes non productives, des dépenses de consommation, des dépenses liées au train de vie des institutions de la République", explique-t-il. Autrement, dit des dépenses de tous les jours dans les ministères. "Cela a eu pour conséquence cette surconsommation qui a pénalisé d'autres services de l'Etat". 

D'après le rapport de la Cour des Comptes, le gouvernement dirigé par Bruno Tshibala en 2018 a même dépensé de l'argent, sans que cela soit validé et autorisé au préalable par le parlement. La Cour des comptes pointe aussi la mauvaise performance des services de l'Etat chargés de la collecte des recettes. De quoi provoquer la colère de certaines organisations de la société civile...

La Cour des comptes appelle désormais l'Assemblée nationale à veiller à ce que le gouvernement se conforme à la constitution ainsi qu'aux lois de la république en matière d'exécution des budgets. Selon la législation congolaise, si la Cour des comptes constate une faute de gestion, c'est au parlement de sanctionner.

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