Séisme politique en Autriche | Vu d′Allemagne | DW | 20.05.2019
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Vu d'Allemagne

Séisme politique en Autriche

La démission de Heinz-Christian Strache, vice-chancelier met fin à l'expérience d'une alliance entre droite et extrême droite en Autriche. Un avertissement pour l'Europe, estime la presse qui revient largement l'affaire.

Séisme en Autriche, titre la Süddeutsche Zeitung. L'"Ibiza-Gate" - la vidéo a été tournée sur l'île espagnole d'Ibiza - a non seulement obligé le vice-chancelier d'extrême droite Heinz-Christian Strache à démissionner mais il a fait également exploser la coalition au pouvoir en Autriche. Des nouvelles élections ont été annoncées. Mais le chancelier, Sebastian Kurz, va-t-il vraiment pouvoir se maintenir à la tête du pays ? s'interroge le journal. 

Pendant bien trop longtemps, il est resté muet face aux agissements du FPÖ et il a contribué à rendre ce parti d'extrême droite convenable. S'il veut vraiment rester à son poste, il a intérêt à montrer que les nouvelles élections sont, pour lui aussi, un nouveau départ.

die Tagezeitung se demande pourquoi les images filmées en caméra cachée en 2017 sortent, comme par hasard, à une semaine d'élections européennes cruciales. Mais quelque soit la réponse à cette question, cela n'atténue en rien le comportement du leader nationaliste.

C'est lui et lui seul qui est responsable des propos qu'il a tenu lors de cette soirée arrosée. Cette affaire devrait servir d'avertissement à tous les conservateurs européens qui lorgnent sur une coalition avec les partis d'extrême droite.

Pour Die Welt, cette affaire est la fin d'un projet politique. Un projet dont le but était de domestiquer l'extrême droite qui menaçait de devenir le premier parti du pays. Les Verts, les libéraux et les sociaux-démocrates devraient s'inspirer de cette crise pour réfléchir à la meilleure façon de réformer l'Autriche.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung estime elle aussi que l'expérience autrichienne valait la peine, malgré sa fin catastrophique. Si, en 2017, Sebastian Kurz avait appelé les sociaux-démocrates plutôt que le FPÖ à gouverner avec lui, il y a fort à parier que Hans-Christian Strache aurait obtenu, un jour ou l'autre, la chance d'accéder lui-même à la chancellerie.

Ukraine Kiew Amtseid von Präsident Wolodymyr Selenskyj (Reuters/V. Ogirenko)

Volodymyr Zelensky a prêté serment la main droite posée sur la Constitution et un Evangile du 16e siècle

Un mot, pour finir sur le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky qui est entré en fonction ce lundi. Selon la Süddeutsche Zeitung, les vrais difficultés, pour le nouveau président ne commenceront cependant qu'après les élections législatives. C'est à partir de ce moment là que Volodymyr Zelensky et son parti devront prouver qu'ils sont vraiment en mesure de gouverner. Or, jusqu'ici le chef de l'Etat n'a évoqué qu'une poignée de mesures populistes. Les espoirs d'un nouveau départ pour l'Ukraine sont grands. Mais il est fort probable qu'ils soient déçus, estime le quotidien.

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